Economie et Finance

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lundi, 7 juillet 2014

BNPParibas et le $

Ce qui vient d'arriver à la BNP (mais aussi ce qui risque d'arriver à d'autres banques) pose un certain nombre de questions :

- Celle de la position hégémonique du $ dans une économie qui se mondialise,

- Le rôle de l'Europe,

- "L'amateursime" de la banque.

- L'hégémonie du $ : les USA décident unilatéralement que tout paiement en $ doit respecter leurs règles et donc que toute personne y contrevenant est sanctionnée. C'est leur droit. Mais ne risque t- il pas d'y avoir un retour de bâton dans cette économie mondiale où deux autres monnaies font leur apparition : l'€ et le yuan ? Le système financier est encore dominé par le $, système qui a d'ailleurs mis bien des économies en faillite lors de la crise des subprimes, mais pour combien de temps encore ?

D'autre part ces embargos décrétés par les USA sont unilatéraux car eux-mêmes ne se gènent pas pour faire des affaires avec ces mêmes pays même lorsque les Nations Unies les ont condamné comme c'est le cas pour Cuba et surtout lorsque c'est à l' avantage des firmes américaines. C'est aussi une façon de "renflouer" à bon compte les caisses de l'Etat.

- Le rôle de l'Europe : A l'heure où l'on négocie le traité transatlantique, il faudrait peut être s'interroger sur ce que l'Europe est prête à accepter ou non pour défendre ses enterprises, sa monnaie et son économie.

Les USA sont nos amis mais aussi et avant tout des concurrents.

N'est-il pas temps d'avoir une politique européenne pour faciliter à nos entreprises l'accès a des pays « sous embargo » US (et non européens, car ces pays pour de nombreuses raisons sont des débouchés économiques importants pour l'Europe. (La question des ventes d'armes dites « stratégiques » doit être traitée séparement)

- « L'amateursime » de la banque : cette dernière était parfaitement au courant des sanctions possibles. Comment se fait il qu'une filiale, un service ont pu de cette manière "jouer avec le feu" et prendre des risques dont on les avait averti ? C'est inquiétant venant de la part de la 1ère banque française. L'affaire Kerviel est déjà loin?...




Enfin l'on peut se poser la question de savoir si ce montant « extravagant » décidé par un juge en toute « indépendance » ne cache pas des représailles vis à vis de la France, de sa politique étrangère et de la vente des "Mistral". A suivre....

mardi, 31 juillet 2012

L'industrie automobile en France, la sidérurgie sociale des années 70/80?

Poser cette question c'est voir comment l'on peut éviter un tel scénario. Mais lorque l'on se compare à nos voisins allemands, si l'on se réfère à la situation du marché automobile en Europe l'on ne peut qu'être inquiet.

Les mesures annoncées par le gouvernment sont sans doute nécessaires mais tout le monde sait qu'elles sont à long terme, ne nous voilons pas la face. La voiture verte c'est 1% du marché et même en le doublant tous les ans.......

Le coût et l'organisation du travail, tout a été dit ; maintenant il est temps d'agir mais en prend t-on vraiment le chemin ?

La gamme de produits fabriqués : nous sommes spécialisés dans le low cost et moyen de gamme ; pour rejoindre les allemands, changer l'image que l'on se fait du haut de gamme, combien de décénies faudra t-il ? La surproduction européenne concerne ces gammes basses et moyennes et nous voyons bien aussi nos voisins italiens souffrir des mêmes maux.

Exporter et fabriquer dans les pays émergents, bien sûr mais cela ne garantira pas le travail en France où pas suffisament.

Passer des accords avec les constructeurs américains, japonais, coréens sont sans aucun doute nécessaire et l'accord Renault-Nissan en est un bon exemple mais encore une fois il ne résoudra pas l'atonie du marché européen et l'emploi en France.

Interdire de plus en plus la voiture en ville (les voies sur berge à Paris en sont un nouvel exemple ; que l'on ne compare pas Paris à Londres où peu d'anglais habitent le centre contrairement à Paris. La volonté actuelle de sacrifier « les vieux parisiens » avec voiture au profit des jeunes « sans voiture » est assez étonnannte), faire toute pour réduire son utilisation, sans oublier l'augmentation du coût du carburant sont autant d 'éléments qui ne sont pas favorables a une industrie à la peine; remarquons que la plupart de ces mesures ne se retrouvent pas en Allemagne.

Alors quel avenir?

Une industrie européenne de l'automobile type EADS? Pourquoi pas et basée sur la RD, la technologie et l'innovation où l'Europe excelle, afin de préparer la voiture de demain.

Sur les gammes actuelles c'est trop tard car l'Allemagne n'y a aucun intérêt et il est difficile de lui demander de partager «sa supériorité».

Entre temps l'Europe, la France et l'Italie doivent trouver rapidement des solutions à court/moyen terme pour éviter une trop grande casse sociale et préparer des reconversions.

Il y a urgence !

samedi, 19 mai 2012

Facebook

100 milliards de $...Cette valorisation repose sur quoi? Des profils ...Etonnant en cette période de crise économique que le virtuel vaut plus que le réel. Le virtuose d'internet va devoir maintenant faire avec les financiers et la bourse qui veulent de "vrais" résultats. Les mois à venir nous dirons si une nouvelle bulle est née ou pas?

jeudi, 23 février 2012

A qui profite le "crime"

Affaire Veolia/Borloo Saura t on un jour "à qui profite le crime" de cette "fausse" rumeur? Toute le monde dénonce une manipulation, espérons que c'est le cas vue "l'énormité" du projet en cette période électorale. Qui a pris ses désirs pour des réalités, qui a tiré les ficelles? Peut être que le seul gagnant finallement sera le Président actuel qui risque de garder sa place pour conduire la statégie qu'il souhaite.

dimanche, 6 juin 2010

Les leçons d'économie des USA à l'Europe

Quelle paradoxe d’entendre Monsieur Timothy Geithner, secrétaire d’état au trésor faire la leçon aux européens et les presser de se réformer et d’augmenter leur croissance pour le bien …des USA ! A-t-il oublié que la crise de 2008 a démarré aux USA, que le déficit US est de plus de 1.400 milliards de $ et que la « baisse » de l’euro si elle n’arrange pas les USA est plutôt une bonne chose pour l’Europe ?....

Nos amis américains sont très prévenants mais il serait temps qu’ils regardent un peu plus chez eux et surtout qu’ils ne considèrent plus « la vieille Europe comme Xème état fédéral…

Dans la crise actuelle toutes les suggestions sont utiles mais il ne faut pas tout mélanger.

Rappelons quelques faits significatifs :

- L’Euro : lors de son « lancement » il cotait 1,168 $ ; puis en octobre 2000, 0,825$ ; 1,6038 en juillet 2008 et autour de 1,23 actuellement. En juillet 2008 c’était la mort de l’Europe avec un euro si haut et aujourd’hui la fin de l’Europe avec un cours si bas… Qui a intérêt à la désintégration de l'euro?

- Comme les USA ne peuvent pas « manœuvrer » la Chine de la même façon que le vieux continent, ils se retournent vers nous pour essayer de se sauver. Mettre sur le dos de l’Europe une reprise plus lente aux USA, c’est oublier la dépression entrainée par les USA de par leur politique laxiste et spéculative en 2008.

Il faut espérer que le G20 permettra de clarifier une situation mondiale où le « tous pour soi » semble encore la règle et surtout pour nous européen arriver à une vraie gouvernance/coopération économique, budgétaire et monétaire qui permettra au « vieux continent » de rester à la pointe de l’innovation et du développement économique et social, tout en réduisant ses déficits et sans entraver la relance.

dimanche, 8 novembre 2009

La "COM" des banques, quelles réalités?

« Parce que les performances de l’économie dépendent de chacun de ses acteurs nous n’oublions personne »

« 1er Prêteur en France nous aidons les PME et les Pros quand ils en ont besoin »

« Soutenir l’économie c’est soutenir ceux qui la font»

« 5 milliards d‘euros pour vos projets. Rencontrons-nous au plus tôt »

Lorsque l’on voit toutes ces pleines pages dans la presse quotidienne qui paraissent depuis quelques mois, l’on peut se dire que le crédit est revenu que les banques ouvrent les vannes et financent les PME… Malheureusement la situation n’est pas aussi idyllique pour ne pas dire véridique, mais la bonne conscience est sauve et l’effet COM est au rendez-vous.

Obtenir un crédit pour une PME reste un parcours du combattant car les garanties demandées sont encore plus drastiques qu’avant rendant l’obtention beaucoup plus difficile. Que dire lorsque OSEO garantit un prêt et que la banque le refuse… Que dires lorsque une société fait appel au médiateur est qu’elle rentre dans la liste noir des banques? Que dire lorsque que le « château » doit ruser pour prendre en défaut les banques ?

Les bénéfices des banques explosent de nouveau mais les prêts sont toujours aussi difficiles à obtenir (l’un explique l’autre) et nous restons dans l’hypocrisie la plus totale !

samedi, 19 septembre 2009

La réforme du PIB, une conséquence bénéfique de la crise?

Le rapport qu'a remis Joseph Stiglitz, prix nobel d'économie au Président Sarkozy, sur la réforme du PIB permettra t il vraiment de replacer l'homme au centre de la vie économique et sociale de notre planète comme il le souhaite?

Mesurer la production de biens et services, c'est bien mais tout a fait insuffisant lorsque l'on voit les inégalités des êtres humains en fonction des pays, de leur emploi, de leur éducation, de leur santé ... Que veut dire le PIB du Nigéria, un des pays avec les plus importantes réserves de pétrole et ou 75% de la population vis avec moins de 2$/jour?

Que veut dire le PIB de la Chine où les inégalités sont énormes entre les campagnes qui regroupent plus de 60% de la population et les milliardaires de Shangai?

Que veut dire le PIB du Luxembourg, un des pays les plus riches du monde mais de petite taille et avec peu d'habitants?

Que veut dire le PIB de tout ces pays développés où la pauvreté et la précarité augmentent et où tous les plans sociaux créeent des drames humains?

Arrivera t on à réformer cet indicateur et à trouver un système de mesure unanime, ce n'est pas sûr et finallement pas le plus important. Ce qui est nouveau, c'est que les états, les gouvernants, les économistes estiment que de nouveaux indicateurs doivent être mis en place pour vraiment connaître la situation des êtres humains, individus, citoyens habitants cette terre et espérons le prendre les mesurent qui s'impose. L'homme est le premier "capital" de cette terre et donc le bien commun doit être une priorité.

Les12 recommandations proposées vont dans la bonne direction et même si le "Bonheur" n'est pas quantifiable, peut être que l'on arrivera à cerner en fonction de certains pays, certaines catégories d'individus, de mode de vie une plus ou moins grand qualité de vie, d'inégalité .... Le décalage entre les experts et l'opinion est énorme et la crise actuelle vient de le prouver. La richesse mondiae a doublé en 25 ans mais 1/5 de la population se partage 2% des richesses: les inégalités n'ont jamais été aussi grandes, les famines et les guerres internes aussi nombreuses.. L'écologie, les ressources naturelles, le bénévolat s'invitent dans la discussion et obligent à se reposer la question de la place et le rôle de l'homme sur cette terre.

lundi, 27 juillet 2009

Quelques chiffres sur la crise, les bonus... suite

Si le montant des bonus provisionné par Goldman Sachs pour 2009 est réellement de 20 milliards de $, aucun mot n'est assez fort pour qualifier cette décision et il semblerait que l'on ait rien compris à ce qui s'est passé. C'est 75% de ce qui est nécessaire par an pour erradiquer la faim dans le monde, faim ne l'oublions pas source de guerres et d'instabilité économique, sociales, politiques...

Comment les gouvernements du G 5, G8, G20 etc...peuvent ils accepter une telle dérive? Même si l'économie des USA est libérale, même si la banque a remboursé ses 10 miiliards au trésor, à quoi servent tout les discours des dirigeants du monde?

David Viniar à beau expliquer "qu'il vaut mieux une banque qui réussit que l'inverse et qu'il vaut mieux rétribuer en fonction des performances", que ces bonus seront distribués en actions et non en cash et que rien n'est sûr concernant le montant total en fin d'année, l'on peut quand même s'interroger.

Si rien n'est fait rapidement et concrètement l'on va vers une nouvelle catastrophe et avec des conséquences mondiales encore pires.

N'oublions pas que ces bonus sont basés sur des gains virtuels et non pas sur de la création de richesse, même si Goldman Sachs achète des "bonds" du trésor américain pour "financer l'économie" et se targuer d'une mision de service publique en quelque sorte...

Il n'est pas question de condamner la bourse et l'économie financière mais une certaine régulation s'impose de plus en plus et le temps presse.

Pourquoi ne pas envisager si chaque société fiancière (ou autre) s'estime libre d'accorder à ses dirigeants la rémunération qu'elle veut et/ou si le système financier , politique, économique mondail est impiuissant devant certains compportements, de surtaxer ces super profits et d'en affecter les résultats à un fond spécifique en faveur du développement social, économique, écologique, humain...les idées et les besoins ne manqueront pas.

mercredi, 18 mars 2009

Quelques Chiffres sur la Crise

Même si tout n'est pas aussi simple, ces chiffres donnent une "idée" de l'ampleur du désastre et sans aucun doute des mesures vigoureuses à prendre pour éviter qu'il ne se reproduise. 

 

Calcul de la Crise

samedi, 1 novembre 2008

La grève d'Air France: trop c'est trop!

Ont-ils encore les pieds sur terre?:

- La majorité des personnels navigants des compagnies aériennes étrangères prennent leur retraite à 65 ans.

- L'agence Européenne de Sécurité Aérienne à déja décidé de porter en 2012 cette limite d'age à 65 ans.

- Un grand nombre de pilotes français continuent leurs carrières dans des compagnies étrangères après 60 ans.

- Il s'agit d'une posssibilité et non d'une obligation; elle correspond à l'évolution naturelle des retraites et de l'espérance de vie.

- Pourquoi certaines associations (PNT 65 et Avenir Navigant par exemple) sont pour?

- A l'heure ou beaucoup de citoyens souhaiteraient pouvoir "encore" travailler à quoi correspond ce corporatisme?

- Le personnel d'Air france est il si "usé", trop "riche" ou leur retraite trop avantageuse?

Veulent-ils devenir Alitalia?...

L'argument du gèle des embauches serait-il unique à Air France? Quant à la réduction des coûts (plus jeunes, moin payés) c'est toute la politique actuelle d'emploi des séniors qui est remise en jeu...

dimanche, 5 octobre 2008

La crise financière et économique: et maintenant?

Cette crise dont peu de personnes semblent vraiment voir les conséquences, pose beaucoup de questions et suscite quelques solutions à priori :

- Combien d’organismes financiers vont-ils encore faire faillite d’ici les 6 prochains mois ? - Quelles vont être les conséquences sur les investissements, l’activité économique, le chômage, la consommation des différent pays concernés, en Europe et de l’autre côté de l’atlantique ? Quelles vont être les conséquences également pour les pays émergeants et les pays en voie de développement ? - Quelles politiques les gouvernants vont-ils mettre en place pour remédier aux effets de cette crise avant d’édicter de nouvelles règles ? et comment vont-ils réagir à la récession qui s’installe ? - Comment les entreprises et les consommateurs vont-ils réagir ? - De quelles nationalités seront les prochains grands acteurs financiers internationaux : américains, asiatiques, européens, moyen orient ...?

Les solutions, tous les acteurs politiques les évoquent :

- réguler et réglementer les marchés financiers pour éviter des comportements « suicidaires » - renforcer les fonds propres des instituts financiers - garantir l’épargne, fluidifier le marché monétaire et relancer l’économie.

Dans ce grand mécano international quel rôle va jouer l’Europe (le G4 ayant été un moteur) le FMI, les Etas Unis, la Chine et les Etas producteurs de Pétrole entre autres? Saura t on avoir une vraie stratégie commune pour stabiliser la planète financière et assurer un développement durable de nos économies ?

mercredi, 17 septembre 2008

Renault: quels modèles?

L’annonce de nouvelle suppression de postes (4.000 dont 1000) à Sandouville amène à se poser particulièrement deux questions :

- quels modèles de voitures le constructeur automobile va-t-il développer dans les années à venir - où en est la politique sociale de Renault qui a été dans les années 80/90 un « modèle » et un baromètre ?

- Si l’on considère la rentabilité actuelle, elle est basée essentiellement sur des petits modèles (clio, twingo) et des modèles à bas coûts dit bas/moyen de gamme : Dacia, utilitaires …l'époque des velsatis, safrane...est loin. La laguna, qui devait être le symbole de la renaissance de Renault dans le haut de gamme, est un « échec ».

Il semblerait que Renault n’ait pas compris que si la qualité est importante il doit y avoir un bon rapport qualité/prix surtout lorsque l'on n'est pas un des favoris en matière de "haut de gamme"; milieu de gamme la nouvelle mégane et ses dérivées saura t-elle en tenir compte car souvent l’on constate que le constructeur fait des économies de « bout de chandelles » sur des modèles plus luxueux, ce qui commence à faire douter la clientèle sur sa capacité à être un constructeur de voitures « haut/moyen de gamme » face à certains de ses concurrents européens et même français.

- 4000 départs annoncés et peu de réactions, si l’on ose dire même une certaine "normalité" face à la crise économique. Bien qu’actionnaire (15%) l’Etat ne peut que constater et dire "qu’il sera vigilant sur la pérénité des sites industrielles" , mais en fait il est impuissant devant ce retournement de conjoncture, cette ré-orientation voulue ou subite des ventes et gammes , ces provisions pour investissements, l'augmentation des dividendes en 2009, le maintient d'une marge opérationnelle de 6%, le tout face à un profit de plus de deux milliards d'euros.

Renault n'est plus un "modèle"; espérons qu'il restera un des leaders mondiaux de l'automobile mais à quel prix et avec quelle gamme?

lundi, 15 septembre 2008

RSA: et maintenant?

Cette idée généreuse acceptée par tous semble devenir un sujet de discorde dans la majorité et de contestation dans l'opposition.

Taxer les revenus du capital, qu'on le veuille ou non est une taxe de plus et donc en contradiction avec les promesses du Président. Espérons donc que le débat parlementaire permettra de trouver une solution satisfaisante pour tous afin de mettre en place ce revenu supplémentaire qui semble faire ces preuves et tant attendu par une partie de nos concitoyens. Si c'est le cas ce sera une grande victoire pour la démocratie, le gouvernement, le parlement et pour les travailleurs concernés.

lundi, 5 mai 2008

La France et ses déficits

La France respectera ou ne respectera t-elle pas ses déficits en 2008, 2009, 20012?

Au delà de cette bataille de chiffre entre la Comission Européenne, le FMI, le Gouvernement, le Parlement l'on peut se demander comment se fait-il que de telles divergences d'appréciation entre experts si compétents soient possibles? Ou alors s'agit-il d'info et d'intox afin de faire passer des mesures économiques, des réformes, peser sur des négociations à l'intérieur de l'union européenne ou...?

Il est très surprennant que sur un sujet aussi sérieux et technique qui engage l'avenir de notre pays et celui de l'Europe, les politiques, les fonctionnaires de Bruxelles et les économistes ne soient pas d'accord. Nos gouvernants sont ils conscients de l'impact de ces "divergences" sur nos concitoyens qui aujourd'hui se préoccupent avant tout de leur travail, de leur pouvoir d'achat, de santé, de retraite...et qui n'entendent parler que d'inflation, de récession, de crise.... Ou alors ces chiffres n'ont aucune valeur et "l'on amuse la galerie".

Quelles administrateurs d'entreprises et employés accepteraient que leurs dirigeants ne soient pas d'accord sur les résultats, les budgets, les perspectives....?

Et si le Budget de la France est plus compliqué que celui d'autres pays européeens, nous ne manquons pas de personnes de grandes valeurs pour essayer de trouver la bonne solution et se mettre d'accord.Il en va de notre crédibilité et de notre avenir.

jeudi, 17 avril 2008

Déficit de la Sécurité Sociale et detttes de l'Etat

Plusieurs sites font à l'heure actuelle état des créances de la Sécurité sociales sur l'Etat par rapport à des taxes non totalement versées ou des retards de paiement: Taxe sur le tabac, les alcool, les industries polluantes, les assurances automobiles, les retards de paiement des contrats aidés, des entreprises etc.....Le montant s'éleverait à plus de 20 milliards c'est à dire le double du "trou" de la Sécurité Sociale.

En étudiant le rapport de la Cour des Comptes sur l'audit des comptes de la Sécurité Sociale, il est impossible de retrouver ces chiffres qui viendraient d'un rapport interne à la Sécurité Sociale de 1.500 pages.

Ce sujet étant trop grave pour être traité à la légère, il serait souhaitable que le Gouvernement et/ou la Sécurité Sociale et/ou la Cour des Comptes fassent une mise au point sur ces chiffres qui circulent.

samedi, 8 mars 2008

Chômage et statistiques

Le chômage baisse et c'est tant mieux.

Mais ce qui serait intéressant, c'est d'arriver à un consensus sur les raisons exactes, les populations qui en profitent, le type d'emplois concernés et les statistiques.

Or malheureusement nous en sommes loin:

- pour le gouvernement ce sont les mesures prises depuis plusieurs mois et des créations d'emplois; - pour l'opposition ce sont des radiations et/ou des emplois à temps partiels - et pour des experts les départs à la retraite des baby boomers.

Même si tout le monde a un peu rasion, le sujet est trop important pour les années à venir pour que l'on ait pas une vue précise de la situation, car ce qui est en cause ce ne sont pas uniquement des chiffes mais une réalité macro économque avec des répercussions sur les finances publiques, les assedic, les caisses de retraites, l'urssaf en un mot tous les organismes qui sont concernés financièrement par ces variations.

Juste quelques exemples et réflexions: - le départ à la retraite des baby boomers peut être une raison valable mais avec une conséquence immédiate: une montée en puissance des dépenses de retraite et de santé et donc la question de leurs financements. - des créations d'emploi dans les services: mais est-ce du temps plein ou partiel avec quelles conséquence sur le pouvoir d'achat et la précarité?

Il est toujours étonnant que les annonces ou articles sur les chiffres du chômage prennent soit ceux de l'insee au sens du Bureau International du Travail, différents de ceux de l'Anpe, "au sens" de l'adminisgtration française...

Ne serait-il pas possible de s'en tenir à des indicateurs reconnus par tous et ne variant pas d'un mois à l'autre en fonction des résultats; des tableaux comparatifs et réguliers des différentes populations de chômeurs seraient également les bienvenus dans les médias afin de se retrouver dans la "jungle" des présentations!

lundi, 18 février 2008

Chômage: une expérience extraordinaire?...

Dans son édition du 13 février, Le Monde relate une expérience menée par le Préfet de Rhône-Alpes qui "prend par la main les jeunes chômeurs pour les mettre au travail". A la lecture de cet article, ou l'on voit comment une étroite collaboration entre le Préfet, l'Anpe et les entrepises a été mise en place, l'on est surpris par les résultats: sur 840 jeunes chômeur bac +2 de moins de 30 ans, 750 avaient retrouvé un emploi dont 441 en CDD et 309 en CDI.

Si cette expérience est vraiement si concluente, l'on peut s'étonner que les médias et les administration concernées ne communiquent pas davantage sur cette réussite et surtout qu'elle ne soit pas la base d'une extension rapide à d'autres régions!

mercredi, 13 février 2008

Le ciel nous tombe sur la tête

35 contrôleurs du ciel à Orly (sur une centaine) paralysent une partie du traffic aérien...chapeau les artistes! Lors des derniers conflits l'on était habitué à un nombre supérieur de grêvistes, de manifestants, de contestataires. Alors de deux choses l'une, soit la situation sociale et économique s'améliore très fortement et tout va dans le bon sens, soit l'on ne "vol plus rond"!

Il est aussi tout à fait étonnant qu'aucune voix à droite comme à gauche, dans les médias, dans les cercles économiques, chez les intellectuels....(en dehors bien sûr des pauvres vacanciers) ne se soit exprimée ouvertement sur cette "exception française" qui concene en premier lieu les voyageurs et les vacanciers et surtout qu'un tel conflit n'ait pas pu être évité....