dimanche, 3 juillet 2016

Brexit - Europe

Jamais tout à fait IN et maintenant OUT, le Royaume «dés »Uni, connait une des ses pires crises de l'après guerre. De son côté l'Europe fait aussi face à une nouvelle crise qu'elle n'a pas vu ou voulu voir venir et qu'elle va devoir gérer et surmonter.

La situation anglaise est paradoxale : une pétition de plus de 3 millions de voix demandant un nouveau référendum, des politiciens ayant fait campagne sur de faux arguments et une population qui se réveille avec un coup de massue et dont certains commencent à douter de leur choix. Non préparés à un tel vote, personne au Royaume Uni n'a anticipé les conséquences d'un tel changement majeur. Le Premier Ministre a joué avec le feu et s'est brûlé, mais pire que cela, il a incendié la maison britannique. Il est fort à parier que les prévisions des différents économistes ou organismes internationaux se révèlent exactes et donc que les prochaines années seront dures pour le peuple anglais.

L'Europe, elle, est obligée de redescendre sur terre, elle dont beaucoup de « dirigeants » étaient un peu « hors sol » et réalise qu'elle n'est plus en phase avec les aspirations des peuples qui la composent : Trop de règles, de normes, d'austérité, de technocratie, de contraintes, de directives et pas assez de vision, d'avenir, d'espoir, de sécurité et de projets communs. Elle est devenue une technocratie/bureaucratie qui s'auto-entretient et dont la pléthore de fonctionnaires à Bruxelles n'est que le reflet. Certaines réunions/discussions laissent un sentiment «surréaliste» et complètement en décalage avec les préoccupations des européens.

A sa décharge, les gouvernants des nations qui la composent n'ont pas été capables ces dernières années de lui influer un vrai projet politique, économique et aujourd'hui sécuritaire. Une vraie vision stratégique et collective lui manque et les égoïstes individuels ont bien souvent pris le pas sur le reste. N'oublions pas que toute technostructure a horreur du vide. Le manque de vision dans la crise migratoire en est un exemple ; comment se fait il qu'aucun dirigeant européen , suite à la situation au Moyen-orient , n'ait vu venir le chaos ?

Europe réveille toi si tu veux que les populistes de tout genre ne prennent le pouvoir et regarde en face la situation mondiale. Que pèse chacun de nos pays face à la Chine, l'Inde, les Brics et les États Unis?

L'euro deuxième monnaie internationale nous a permis de surmonter bien des crises et surtout de libérer les échanges entre nous.

L'espace Schengen, aujourd'hui en faillite, a permis à des millions de nationaux de voyager et de se connaître. Il doit être repensé en fonction des faillites passées mais surtout en fonction de la mondialisation à venir.

La paix a permis un développement économique sans précédent même si aujourd'hui il est contesté par certains. Le marché unique doit être approfondi, la politique agricole commune revue mais en aucun cas supprimée.

L'élargissement a été trop rapide et mal préparé et aujourd'hui il faut réinventer une Europe à 27 mais qu'à 27 et abandonner tout autre élargissement tant que les bases ne sont pas refondées.

Il est nécessaire que Bruxelles soit au service des nations et non un «législateur» sans fin et à tout va. Mais pour cela elle a besoin de directions claires des gouvernements et du Conseil. L'intégration économique, financière, fiscale doit être accélérée car certaines distorsions sont préjudiciables au projet européen.




Il est aussi sans doute urgent de prendre son temps pour la sortie des anglais et de garder son sang froid, quelque soit la durée des négociations; mais il reste prioritaire et urgent pour l'Europe de reconstruire un projet, de retrouver un leadership dans la concert mondial et de redonner espoir aux peuples qui la compose.

Emploi, recherche, sécurité, stabilité financière, compétitivité et développement économique sont quelques unes des priorités auxquelles les gouvernants et Bruxelles doivent s'atteler. L'Europe doit redéfinir ses compétences, réaffirmer ses valeurs, se reconnecter avec les peuples.

Ce n'est qu'en retrouvant ces priorités et en laissant aux nations ce qui est de leur ressort que l'Europe continuera à avancer et jouer un rôle auprès des autres nations; c'est à ces conditions que la «vieille Europe» deviendra la nouvelle Europe!

mercredi, 16 septembre 2015

Crise humanitaire?

4 millions de réfugiés au Liban, Turquie et Jordanie, 2 millions de réfugiés en Afrique sub-saharienne et 1 million bientôt en Europe.

Les guerres et la pauvreté en sont les causes principales. Mais que fait la communuaté internationale, l'ONU, l'Europe ? Cette situation était prévisible et il semble qu'un manque de vision, de statégie et de volonté ont été leur ligne politique. Après la mondialisation de la finance, des biens et des services, voici venu le temps de la mondialisation des personnes.

En Afrique, on assiste à des guerres de religion et tribales. Au Moyen Orient, outre la prise de pouvoir par Daech et ses méthodes barbares, nous sommes confrontés à des jeux d'influences entre les puissances locales: Arabie Saoudite, Iran, Irak, Turquie et des conflits religieux entre sunnites et chiites. L'ingérence internationale n'est pas absente.

L'arrivée de centaines de milliers de migrants en Europe, la photo de la mort du petit Aylan ont entrainé de l'émotion et des mesures de solidarité mais à postériori.

Or ces crises ne peuvent pas être résolues par l'émotion qui en aucun cas ne peut constituer une potlitique nationale ou internationale ; elles doivent être abordées d'un point de vue politique, économique et humanitaire :

- Politique : Que ce soit Daech, Boko Haram, la Syrie, la Libye, la solution doit venir des politques et des puissances locales et occidentales. Seule une solution politique et une mobilisation diplomatique permettront de résoudre cette crise. On est étonné du silence de l'ONU et du Conseil de Sécurité. Combien de milliers de morts supplémentaires et de centaines de milliers de migrants faudra t-il pour que des solutions soient trouvées.

On entend beaucoup parler d'accueil mais beaucoup moins de lutte contre ce trafic de personnes humaines que sont les passeurs en particuliers libyens et des balkans avec un CA représentant des dizaines de millions d'€. Une nouvelle économie « noire » ou grise est en train de se créer. Cette lutte devrait être également une des priorités des Etats. Les contacts entre les polices des différents pays européens doivent être renforcés. Les premiers résultats entre les italiens, allemands et français sont encourageants. Le mal doit aussi être traité à «l'origine».

- Humanitaire : Dans le cas de tout ces migrants et réfugiés, il ne peut y avoir « non assistance à personne en danger » et l'accueil de l'autre est une obligation ; mais il doit être organisé dans le cadre de règles existantes ou nouvelles.

L'Europe est en premier plan, mais mal préparée pour ne pas dire pas du tout ; l'on assiste à des divisions et à un manque de vision et de stratégie à court et moyen terme. Ne serait-il pas urgent d'organiser en amont et si possible avec les pays « limitrophes » cette vague migratoire et revoir également les accords de Dublin totalement innaplicables vue la situation ?

L'accueil est indispensable mais ensuite?...Les quotas sont peut-être une solution mais la vraie question qui doit être posée c'est celle de l'intégration ou non de ces populations, de la différence entre un réfugié qui fuit la guerre ou la persécution et un émigrant pour raison économique, sans oublier les passeurs et autres terroristes. Un député allemand faisait remarquer qu'il paraît difficile d'accepter au nom du droit d'asile des immigrants venus de pays candidats à l'Union européenne pour des raisons de sécurité chez eux...soit ces pays sont sûrs et peuvent candidater soit ils ne le sont pas et ils doivent rester en dehors de l'Europe .

L'Europe va devoir quoi que l'on en dise revoir, réformer et réorienter sa politique Schengen, son droit du sol, les conditions de la libre circulation et les fondements de son intégration : renforcer la politique aux frontières extérieures, harmoniser des visas longs séjours, appliquer les décisions d'expulsion ....

- Economique : Suivant les pays européens, certains voient dans cet afflux de population comme une chance de main d'oeuvre souvent qualifiée, d'autres comme une menace vu le chômage actuel. Il paraît important et nécessaire de se souvenir des vagues d'immigrations qui ont eu lieu en 1936, en 1945 mais aussi des boats people et qui ont sûrement bouleversé davantage le paysage économique qu'aujourd'hui et qui se sentent parfaitement intégrés. L'immigration peut être une chance pour nos économies mais pas à n'importe quelle condition et en particulier celle de la perte des identités nationales.

Ce point de vue économique devra être pris en compte avec les différences par pays ; l'Allemagne dont la population vieillit sera plus encline à accepter des migrants que des pays comme la France et ou du Sud de l'Europe. Comment ce défi va t-il être géré et conduira t-il à une stratégie nationale ou européenne ? Et n'oublions pas que crise économique et/ou vieillissement de population crée un appel d'air pour une main d''oeuvre à bon marché.

D'autre part, l'aide au développement de ces pays « d'origines » doit être totalement reconsidérée et elle relève à la fois de l'Europe mais aussi de la communauté internationale.

Toutefois l'on ne pourra échapper à la question de l'intégration et de la religion , absente dans ces années antérieures et qui aujourd'hui sont au cœur des préoccupations d'une partie du monde. Ne lit-on pas que des salafistes allemands recrutent déjà parmi les réfugiés ? Fermer les yeux serait un « suicide ».

La pensée unique et le politiquement correct doivent être dépassés si l'on veut avoir une vision à long terme de ce que sera l'Europe dans les 20 à 30 ans à venir. Enfin, les médias vont avoir un rôle à jouer mais devront éviter les réactions excessives et émotionnelles auxquels ils nous ont habitués.

dimanche, 26 juillet 2015

Grèce éternelle

Grèce éternelle

Il paraît que l'entrée de la Grèce dans l'Union Européenne en 1981 est due au fait que «On ne laisse pas  Platon attendre » (VGE).

Lorsque l'on analyse la « tragédie » qui vient de se jouer l'on a aussi envie de dire que Eschyle, Sophocle et Euripide ne sont pas très loin !

Le jeu de poker menteur auquel on assiste depuis plus de 30 ans laisse rêveur s'il ne mettait en jeu la souffrance d'une partie du peuple grec.

Le clientélisme, l'argent au noir, l'absence d'administration, les comptes truqués....sont connus de tous depuis 2004. Mais déjà en 1858, Edmond About écrivait un livre « La Grèce contemporaine » avec les remarques suivantes :



image_blog.jpg

Et pourtant, l'Europe, le FMI, les instituts internationaux, les banques ont continué de prêter à la Grèce.

Alors cette  « tragédie » à laquelle l'on assiste depuis maintenant presque 5 ans était prévisible, même si les politiques économiques et d'austérités prônées par la troïka ont montré leur inefficacité. Le FMI l'a d'ailleurs reconnu dans un rapport mais quelles conséquences en a t-on tiré? Et maintenant l'on lit régulièrement qu'il faut restructurer la dette, chose impensable il ya a encore quelques mois....

Grexit ou pas Grexit, ce n'est en fait que la face visible de l'iceberg, deux questions sont sous-jacentes :

- La Grèce fait partie de l'Europe et dans la situation internationale actuelle, est il possible qu'elle quitte l'Euro et l'Union Européenne : la réponse est non. Il en est de même pour l'OTAN .

- La Grèce doit et peut se réformer, mais qui sera capable d'imposer ces réformes si le peuple grec lui même traîne les pieds ? Il est aussi très étonnant de remarquer le « silence » de l’Église Orthodoxe, une des « puissances économiques »présente dans le pays et premier propriétaire terrien,

Le plan accepté à contre cœur par le Premier Ministre grec et le Parlement suffira t-il à relancer «la machine », à réformer, investir et rendre possible la croissance ? Certains en doutent.

L'Europe qui durant des années a accepté ces situations, ces prêts et a longtemps fermé les yeux, n'a pas donné l'image d'une stratégie très claire et l'on ne peut que le regretter. Mais en même temps elle avait en face d'elle un Premier Ministre et un Ministre des Finances qui pensaient pourvoir s'affranchir des règles européennes. Contre poids au partie d’extrême droite « Aube dorée » et soutenu par Mr Soros comme certains semblent l'indiquer, réussira t-il la ou les autres partis ont échoué ?

Il est urgent de renforcer l'union économique et monétaire en Europe, de s'attaquer au chômage et en particulier à celui des jeunes et de travailler sur un plan de relance dans le cadre du respect des règles communautaires.

Une vision à long terme est dorénavant nécessaire et l'Europe/l'euro doivent s'affirmer et il est urgent que l'Europe reprenne en main son destin économique, financier mais aussi et surtout humain. Le drame de l'immigration actuelle fait partie de ces défis et la Grèce est également en première ligne.

De la Grèce antique à l'Europe actuelle, espérons qu'une vraie solution sorte de cette « tragédie ».

jeudi, 2 octobre 2014

Europe et défense

La situation internationale actuelle, la guerre avec Daesh devrait nous faire réfléchir en Europe à une stratégie concertée et à long terme sur la politique de défense de notre continent.

L'Europe ne peut pas continuer a vouloir peser sur la scène internationale et laisser à quelques pays la responsabilité d'intervention sur les « champs de guerre » étrangers.

Il faut être conscient que les Etats-Unis ne continueront pas indéfiniment à « défendre » l'Europe et à intervenir sur tous les fronts. N'oublions pas aussi qu'ils vont bientôt être auto-suffisant en pétrole et que donc leur politique au Moyen Orient sera sans aucun doute revue.

L'Europe toute entière, mais aussi et surtout Allemagne devraient réfléchir à son rôle en Europe, pas seulement au niveau économique mais aussi au niveau de la défense et de son poids dans la politique internationale de l'Europe.

Sans revenir sur les urgences des réformes en France et sur la réduction des déficits il faudrait peut être qu'au niveau de l'Europe l'on prenne en compte les efforts des pays en matière de défense en cette période de crises internationales spécialement au Moyen Orient et en Afrique, sans oublier l'Ukraine.

La France a un budget de défense de 61 milliards d'euros soit 2,2 % de son PIB et est une des grandes puissances nucléaires. 20% de ce budget est consacré à la dissuation nucléaire.

L'Allemagne dépense 45 milliards d'euros soit 1,3% de son PIB

La Grande Bretagne, 60 milliards d'euros et 2,3% de son PIB ; la dissuation nucléaire représente 19% de ce budget.

Même si les frappes françaises et anglaises en Irak ne changeront rien sur la suite des évênements, elle sont un message diplomatique vis à vis de la communauté internationale. Les Etats-Unis connaissent parfaitement mieux l'Irak que nous et sont tout à même d'effectuer les frappes nécessaires, mais voulons nous leur en laisser l'entière responsabilité et surtout être absent vis à vis des Etats et populations concernées.

La défense ne peut plus être qu'une affaire intérieure, elle doit être un des axes de la future politique de l'Europe et les budgets adoptés en conséquence. Ce n'est qu'à ce prix que l'Europe trouvera une indépendance sur la scène internationale.

lundi, 4 août 2014

La Grande Bretagne et l'Europe

Sortira, sortira pas?...Tel pourrait être le titre de la pièce qui se joue entre l'Europe et la GB.

Monsieur Cameron a perdu sa bataille face à l'élection de Jean Claude Juncker mais est-ce une raison pour tout faire pour amoindrir l'Europe et se comporter comme si c'était sa propriété.

Que l'Europe doive se réformer, tout le monde en est d'accord; qu'elle doive en priorité s'occuper des questions primordiales d'emploi, de croissance, de liberté, d'immigration c'est une évidence. Mais pas à n'importe quel prix et pour en faire n'importe quoi à la solde des anglo-saxons. La Grande Bretagne a plus de 20% de sa population à la limite ou en dessous du seuil de pauvreté et toutes les études indiquent que les inégalités augmentent.

Le remaniement de l'équipe ministérielle de Monsieur Cameron, envoie un message "eurosceptique" à la population anglaise mais aussi à l'Europe. Encore une fois l'on ne peut pas être à la fois "dedans et dehors" de l'Europe, dans le club et en dehors du club.

L'article ci dessous, démontre une position pour le moins étonnante pour un pays si "à cheval sur les principes" et si attaché aux commémorations et fier de son histoire. A force de jouer avec le feu l'on se brûle et il n'est pas sûr que ce soit l'Europe qui sera le plus grand brûlé.

"Londres ne veut pas voir le drapeau européen (art Le Monde Juillet 2014)

Cachez ce drapeau européen que je ne saurais voir. Tel est le message de la diplomatie britannique au gouvernement français. Preuve de la réaction épidermique que l'Union européenne provoque au Royaume-Uni, les responsables du Foreign Office ont demandé à leurs homologues français que la bannière aux douze étoiles ne soit pas trop visible lors des cérémonies du centenaire de la Grande Guerre, le 11 novembre. L'information a été révélée par le Daily Telegraph du 23 juin, trois jours avant le sommet européen, qui commence à Ypres (Belgique), pour commémorer le début de la guerre de 1914.

Leur demande fait suite aux commémorations du 70e anniversaire du Débarquement du 6 juin. Les Britanniques ont peu apprécié que le symbole européen soit autant mis en avant. Lors du spectacle devant les chefs d'Etat et de gouvernement, les figurants ont longuement construit les étoiles du drapeau en assemblant des gravats du conflit. L'Ode à la joie de Beethoven, l'hymne européen, retentissait, tandis que le commentaire expliquait : " L'idée européenne est née du refus de la guerre. "Ensuite, François Hollande a fait son discours devant les drapeaux français et européen.

C'en était trop pour les Britanniques, qui font une lecture différente de la seconde guerre mondiale. Dans l'imaginaire collectif, le Royaume-Uni a tenu tête à l'Allemagne nazie, seul, malgré les bombardements et les privations, et c'est cet acte de bravoure qu'il convient de célébrer. La construction européenne, qu'ils n'ont rejointe qu'en 1973, est avant tout pour eux un outil économique, une sorte de zone de libre-échange améliorée.

" Radicalisation "

Echaudé par ce précédent, le ministère des affaires étrangères ne veut pas que l'incident se reproduise le 11 novembre, quand un nouveau mémorial doit être inauguré à Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais), la plus grande nécropole française de la première guerre mondiale. " On leur a dit qu'on ne voulait pas que la commémoration suggère que l'Union européenne a permis d'éviter une nouvelle déflagration ", affirme un responsable du Foreign Office, relayé par le Daily Telegraph.

" La réticence des autorités britanniques à accepter toute lecture européenne de la Grande Guerre m'a frappé dès les premières réunions en 2011 et 2012, explique l'historien français Pierre Purseigle, qui travaille sur ces commémorations. C'est une nouvelle illustration de la radicalisation europhobe au gouvernement conservateur et, plus généralement, de la société britannique. "

Outre-Manche, le drapeau européen n'apparaît presque nulle part. Les premiers ministres britanniques s'en tiennent à l'Union Jack. Lors du sommet franco-britannique de janvier, David Cameron a reçu M. Hollande sur une base militaire : seuls les deux drapeaux nationaux étaient installés. Il a aussi changé il y a quelques années le logo du Parti conservateur pour en faire un arbre aux couleurs britanniques.

Enfin, dans l'ordre protocolaire, la bannière aux douze étoiles ne vient... qu'en douzième position, loin derrière l'étendard royal, l'Union Jack, les drapeaux nationaux et même ceux des Nations unies et du Commonwealth.

E. A. (Londres, correspondance)

lundi, 16 juin 2014

Les européens ont voté et maintenant?

Les tractations pour nommer le Président de la Commission Européenne ont commencé. Monsieur Juncker chef du PPE arrivé en tête, aurait dû normalement être nommé suivant le traité de Lisbonne.

Concernant Monsieur Jean-Claude Juncker, David Cameron juge que c'est un « homme du passé » ; effectivement Jean Claude Juncker navigue depuis plus de 30 ans dans les méandres de l'Europe et il est certain que cette dernière a besoin d'un souffle et d'un nouvel élan vu le message envoyé par les électeurs. Mais dans ce cas, pourquoi les Chefs de Gouvernement ont laissé faire et croire à cette nomination, puisqu'il semble que ce seront eux qui auront le dernier mot vu l’ambiguïté du traité de Lisbonne. Déni de démocratie ?

Sans toutefois oublier que depuis plusieurs décennies, il est important de nommer à la tête des institutions des personnes qui ne font pas d'ombre aux chefs de Gouvernement; les nominations du Haut Représentant aux affaires extérieures ou du Président du Conseil Européen, malgré leur qualités respectives, en sont un bon exemple.

Ceci dit pour quelle raison David Cameron s'oppose t-il à la règle qui prévaut ? L'on connaît parfaitement l'amour que portent les britanniques à l'Europe qui pour eux devraient comme pour tout autre anglo-saxon être une zone de libre-échange, de la £ et du $, sans oublier la politique internationale calquée sur les USA, la GB restant une tête de pont des intérêts américains en Europe.

Nos amis britanniques oublient, bien qu'ils en soient les créateurs, que lorsque l'on en est membre d'un « Club » l'on en accepte les règles; on peut les faire évoluer mais on ne choisit pas celles qui vous conviennent en rejetant celle qui ne vous conviennent pas.

Il est aussi intéressant de constater le discours des politiques de la Grande-Bretagne et le point de vue des chefs d'entreprises et industriels de ce pays ; ils sont en totale contradiction. La plupart des études montrent qu'une sortie de la Grande-Bretagne de l'Europe aurait plus d'effets négatifs pour les britanniques que pour l'Europe: isolement de la City, questionnement des multinationales sur leur siège social, sortie éventuelle du marché unique (l'Europe est le premier ârtenaire commercial de la Grande Bretagne et les 2/3 de ses exportations vont vers l'Europe), perte des subventions européennes pour l'Irlande du Nord et du Pays de Galles, isolationnisme grandissant, perte d'intérêt pour les USA.....La Grande-Bretagne oublie parfois qu'elle représente 60 millions d'habitants et l'Europe en compte 500.

Alors où va-t-on, qui aura le dernier mot?

Comme nous l'avons souvent dit, l'Europe a besoin d'un vrai projet, renouvelé, d'une vision d'avenir qui redonne confiance à ses citoyens.

Il lui faut donc un dirigeant qui a cette vision, un souffle, un certain volontarisme et la capacité à s'opposer aux égoïsmes nationaux.

mercredi, 21 mai 2014

Plaidoyer pour l'Europe, cette chance ne se représente que tous les 5 ans!

Tout a été dit sur l'Europe, le désamour des citoyens, son ineficacité, le chômage, sa technocratie, son incapacité à s'occuper des problèmes des citoyens européens etc....

Mais avant de s'abstenir et/ou de voter il faut bien réfléchir :

- 70 ans de paix : même si pour les jeunes générations cela ne veut pas dire grand chose, regardons ce qui se passe en Ukraine, au Moyen Orient. Nous avons acquis un « bien » que beaucoup de peuples nous envient.

- Pour le chômage l'on nous dit que l'Europe ne crée plus d'emploi. Juste deux chiffres : de 1989 à 2013, les USA ont créé 12.696.000 millions d'emplois net et l'Europe 12.974.000 net. Les plus grands critiques de l'Europe sont les pays anglo saxons qui ont peur de perdre leur hégémonie et leur pouvoir.

- L'Europe c'est 550 millions d'habitants ; la Chine 1,3 milliards et l'Inde également. La France 65 millions.

- Que des réformes soient nécessaires tout le monde est d'accord mais ce n'est pas en s'abstenant et en votant pour des extrêmes, toujours contre l'Europe et qui ne sont jamais ni actifs ni présents que les choses avanceront. Beaucoup de problèmes européens viennent de nos propres pays et des politiques nationales ; les déficits abyssaux ne sont pas du fait de l'Europe mais des Etats.

- Par le traité de Lisbonne, le Parlement a davantage de pouvoir ; à nous de lui donner la possibilité de l'exercer. Député européen est un vrai « métier » et non pas un lot de consolation ou un passe temps. C'est vrai qu'en France moins d'un élu sur trois a siégé au Parlement plus de 5 ans. A nous de faire que cela change !

- L'Euro même si sa gouvernance nécessite d'être revue, nous a permis de surmonter la crise venue des USA ; la libre circulation des citoyens est une avancée extraordinaire; le programme Erasmus est devenu incontournable...

- Par contre il est indispensable de construire une défense, une politique économique et fiscale commune ; de rappeler nos valeurs et nos histoires communes. Schengen doit être revu : il n'est pas normal qu'un seul pays supporte la totalité d'une immigration « non gérée ». L'homme et le citoyen doivent être remis au centre des politiques sociales et économiques.

- Enfin l'Europe c'est une vision, un espoir, une dynamique, à nous de les faire vivre et se développer.

Alors cette semaine "bon vote"!

mercredi, 16 avril 2014

Il faut réconcilier l' Europe avec ses citoyens!

Dans quelques semaines nous allons voter pour l'Europe.

Aujourd'hui pour nos concitoyens aussi bien français que des autres pays que représente t-elle, que veut-elle dire ?: Chômage, récession, émigration, stagnation, déficits....

Il est inquiétant de voir le désamour de certaines parties de la population. Aujourd'hui ces objectifs semblent très lointains et la machine est en panne. Sans l'Europe, la Grèce, l'Espagne, l'Italie, l'Irlande seraient dans une situation encore plus catastrophique; n'oublions pas que leur crise n'est pas du fait de l'Europe mais de la politique de leurs dirigeants.

Si les pays européens depuis 3 ans sont conscients de la nécessité de réduire les déficits, d'engager les réformes nécessaires qui y contribueront, autant de nombreux économistes, hommes politiques et non des moindres, sans parler du bon sens des populations, ont attiré l'attention sur les risques de récession!

Il faut redonner à cette Europe un souffle puissant et surtout intégrer les citoyens dans ces projets.

Or l'Europe est la première puissance économique mondiale, avec 500 millions de citoyens, une des monnaies les plus fortes du monde qui petit à petit devient monnaie de réserve au même titre que le $, une capacité d'innovation que beaucoup nous envie.

Elle a permis, ne l'oublions pas, d'assurer près de 70 ans de paix et de croissance et des réalisations importantes comme entre autre la monnaie unique, une industrie de l'aviation, de l'espace, des énergies renouvelables, une agriculture développée, une circulation des biens et des personnes... Elle a apporté paix et stabilité , bien fragile mais nécessaire. Même si les générations nées après guerre en sont moins conscientes, l'on voit qu'avec les évênements d'Ukraine la paix n'est jamais un acquis définitif.

Elle se doit d'être à la pointe des réformes économiques et sociales permettant à la fois de créer des emplois mais aussi d'assurer un mieux vivre et développer une dynamique industrielle. Elle doit avoir les capacités, l'imagination et la générosité nécessaire.

Souhaitons que l'Europe devienne une vraie réalité politique, économique, sociale aux services des citoyens,. Il est aussi nécessaire que ses habitants s'approprient les différents projets européens qui ne peuvent pas rester du seul ressort des technocrates aussi bons soient-ils. C'est à ce prix que l'on évitera les différents populismes qui nous guêtent. La question de l'émigration clandestine doit être traitée et prise à bras le corps.

Les européens doivent comprendre l'Europe et non la subir.

La Commission est parfois déconnectée des realités quotidiennes des citoyens. Il est donc nécessaire que la prochaine commission trouve un compromis entre rigueur et relance afin de permettre à l'Europe de sortir plus rapidement de la crise , recréer des emplois. Il est temps de redéfinir le rôle des institutions, de se doter d'un vrai gouvernement économique, d'un défense et diplomatie commune et de fédérer les peuples pour les entraîner sur un nouveau projet et un nouvel élan à leur service ! Peut être faut-il revenir à une Europe à plusieurs "vitesse" ou pays? Il lui faut de l'audace. L'Europe ne poura pas également faire l'impasse sur la justice économique et l'augmentation des inégalités.

Les députés européens doivent être au service des pays et non de leur carrière. A ce sujet il est intéressant de constater que le Front National qui est le plus anti européen est aussi le moins présent et celui qui fait le moins de proposition. Mais gagner 6200,72 € nets d'indemnités mensuels + 4299 € d'indemnités de frais généraux par mois fait du bien dans les poches.

Beaucoup de députés français sont aussi nommés par les partis comme un abri ou un parachute pour eux ; être député européen ce n'est pas le vedétariat politique, un lot de consolation. C'est être présent dans les commissions, intervenir sur les sujets essentiels participer, proposer dans les débats du Parlement. Les partis français devraient le comprendre s'ils ne veulent pas voir une montée des extrêmes et surtout être marginalisés comme on peut parfois le voir dans différentes commissions ou réunions; peu de députés français sont actifs et présents.

Réconcilier les citoyens européeens avec l'idée même d'Europe est un impératif. C'est à cette condition que les extrêmes ne l'emporteront pas.

Un travail de conviction s'impose, il reste quelques semaines !

samedi, 30 mars 2013

Europe, réveilles toi!

Plus de 12% de chômeurs parfois même plus de 25% pour certains pays. Une génération va t elle être sacrifée au nom de l'Europe ?

S'il est indispensable de réduire les déficits, Il est aussi indispensable de recréer des emplois et de redonner un sens et un but à l'Europe.

La croissance est indispensable mais par quelle relance, par quelles mesures qui ne soient pas uniquement contraignantes ?

Il est inquiétant de voir le désamour de certaines parties de la population pour l'Europe qui aura ne l'oublions pas permis d'assurer près de 70 ans de paix et de croissance et des réalisations importantes comme entre autre la monnaie unique, une industrie de l'aviation, de l'espace, des énergies renouvelables, une agriculture développée, une circulation des biens et des personnes.

Mais aujourd'hui ces réalisations semblent très lointaines et la machine est en panne . Sans l'Europe, la Grèce, l'Espagne, l'Italie, l'Irlande seraient dans une situation encore plus catastrophique qu'aujourd'hui ; mais ceci dit, il faut redonner à cette Europe un soufle puissant et surtout intégrer les citoyens dans ces projets.

Réconcilier les citoyens européeens avec l'idée même d'Europe est un impératif. Malheureusement la gestion de la crise à Chypre est un désastre de communication et de prise de décision. Les élections en Italie sont un signe inquiétant par rapport à un populisme grandissant et à un méfiance de la classe poilitique.

Première puissance industrielle et commerciale mondiale, l'Europe se doit d'être à la pointe des réformes économiques et sociales permettant à la fois de créer des emplois mais aussi de permettre un mieux vivre et une dynamique industrielle.

Il est temps de redéfinir le rôle des institutions, de se doter d'un vrai gouvernement économique et de fédérer les peuples pour les entrainer sur un nouveau projet et un nouvel élan à leur service !

Un travail de conviction s'impose !

samedi, 13 octobre 2012

Conversation du café du commerce!

Un grand quotidien français dans un article de ce jour écrit au sujet de la crise et des plans de rigueurs entrainant une récession: "Les économistes du FMI ont fait amende honorable pour avoir "sous-éstimés les multiplcateurs budgétaires (sic)", autrement dit les effets cumulatifs baissiers des politiques d'austérité menées simultanément en Europe. C'est ce qui explique selon eux "l'erreur" de prévision du FMI qui avait prévu au printemps 2011 une croissance de 4,5%, qui ne devrait pas dépasser 3,3% en réalité".

L'on croit rêver! Comment des personnes d'un tel niveau, qui donnent des leçons à tout le monde peuvent ils se tromper aussi grossièrement?

Autant tous les pays européens depuis 3 ans sont conscients de la nécessité de réduire les déficits, d'engager les réformes nécessaires qui y contribueront, autant de nombreux économistes, hommes politiques et non des moindres, sans parler du bon sens des populations, ont attiré l'attention sur les risques de récession!

Madame Lagarde aujourd'hui déclare: "Au lieu de charger lourdement des Etats, il est parfois plus avisé, en raison des circonstances et du fait que beaucoup de pays entreprennent en même temps des politiques comparables afin de réduire les déficits...d'avoir plus de temps".

Cet aveu du FMI va malheureusement donner du grain à moudre aux extrêmistes anti européens. D'autre part comment les Etas lancés dans des plans de rigueur vont ils réagir à un virage à 180° et comment l'Allemagne, arc boutée sur la réduction des déficits, mais avec une détérioration de la conjoncture économique, va t elle accepter un tel virage?

L'on ne peut que s'étonner, à défaut de s'inquiéter, de tels aveux qui étaient prévisibles.

Comment demander à des pays de réduire en 3 ans 30 ans ou plus de mauvaises habitudes de déficit? Seul un remède de cheval était possible et comme le dit le dicton au café du commerce, "le remède est parfois pire que le mal".

Venant d'être distingué par le Comité Nobel, l'Europe doit dans une gestion rigoureuse se donner les moyens d'une gouvernance et d'une solidarité lui permettant de sortir de cette crise qui ne l'oublions pas va frapper très prochainement de façon "officielle" nos voisins anglais et des Etats Unis.

Nous avons de grands atouts, ne les gâchons pas et parfois le bon sens du Café du Commerce, vaut mieux que toute les théories des experts.

mardi, 11 septembre 2012

La crise de l'Europe

L'article de Paul de Backer dans le monde du 4 septembre pose parfaitement le problème de certains pays de l'Europe face à la crise:

"Mme Merkel et M Schäuble ont la mémoire courte

Il semble que le sort de l'euro, et par conséquent de l'Union européenne (UE), soit lié à celui de la Grèce : sortira ou ne sortira pas de l'eurogroupe ? Pour certains économistes, il ne s'agirait que d'une péripétie, la Grèce ne représentant que 2 % du PIB de l'UE.



Pour d'autres, il s'agirait d'un cataclysme au niveau européen, voire mondial. Parmi les premiers, il y a nos amis allemands et leur chancelière, Angela Merkel, qui rechignent le plus à renflouer les caisses d'un Etat en faillite. Et alors ? La Californie était en faillite récemment. Personne n'a pensé à l'expulser des Etats-Unis.



Loin de moi de justifier la gabegie, le clientélisme, l'absurdité d'exemption d'impôts des popes et des armateurs, la corruption de l'alternance "démocratique" entre les clans Caramanlis et Papandréou depuis la chute de la dictature (1974). Mais que ce soit l'Allemagne et sa chancelière qui refusent au peuple grec les moyens de s'en sortir laisse perplexe. Rappelons quelques faits.



Le banquier Hermann Josef Abs obtint des Alliés, en 1951, la remise de dette de l'Allemagne de 51 % et un échéancier de paiement du solde sur trente ans. Cet énorme ballon d'oxygène a permis le décollage de l'économie de l'Allemagne occidentale. La dernière tranche de la dette allemande a été payée en 1980, à l'exception de la dette de réparation à la Grèce, que l'eurodéputé vert Daniel Cohn-Bendit a calculée à plus de 80 milliards d'euros, intérêts compris.



Un simple oubli ? Ce qui est pour le moins surprenant, c'est que l'Allemagne, qui a obtenu des conditions avantageuses pour payer sa dette, estime, selon son ministre des finances, Wolfgang Schäuble, qu'aller au-delà de deux ans pour la Grèce "ne résoudrait pas le problème".



Après la chute du Mur en 1989 et la réunification allemande en 1990, le chancelier Helmut Kohl a décrété la parité deutschemark-ostmark. L'économiste américain Jeremy Rifkin a calculé qu'à l'époque la valeur du deutschemark avait une parité de 1 à 400 par rapport à l'ostmark. Quelle merveilleuse occasion de spéculer contre le deutschemark ! Les banques européennes ont pesé de tout leur poids pour que les traders ne sautent pas sur l'occasion. Le deutschemark n'a pas été mis en danger. Cela s'appelait la solidarité européenne.



Enfin, la corruption en Grèce a existé et sans doute existe encore. Les deux cas les plus éminents sont ceux de l'attribution des marchés publics, respectivement de la téléphonie et des sous-marins grecs. Il s'agit de sommes qui dépassent les 20 millions d'euros, répercutées sur les prix de vente à la Grèce, donc payées par le contribuable grec. Les heureux gagnants de ces deux appels d'offres sont des multinationales allemandes. Sans revenir aux horreurs du passé nazi de l'Allemagne, il serait bon de rappeler à Mme Merkel et M. Schäuble que leur pays a bénéficié depuis deux générations de l'UE et que la disparition de l'euro détruirait leur économie florissante : 60 % des exportations de leur pays vont vers la zone euro.



Au risque de choquer certains de nos amis allemands, on aurait tendance à croire que le bon docteur Alzheimer n'a eu qu'à regarder autour de lui pour identifier les symptômes de la maladie qui porte son nom."

Paul de Backer, ex-maître de conférences à l'ENA, PDG de Solex-Zenith PLC (Londres)

Si l'on met à part la situation de la Grèce, qui doit impérativement faire des réformes, ignorées depuis des décénies, mais "acceptés" en particulier par l'Allemagne, des pays comme le Portugal, l'Espagne et l'Italie qui ont engagées des réformes et des réductions de déficit, sont en train par un dogmatisme qui inquiéte de plus en plus les économistes et mêmes certains acteurs fiannciers de rentrer dans une récession et une paupérisation de la population, suite à une baisse du pouvoir d'achat et de moindre recette fiscale.

Il n'est pas question de revenir sur la réduction des déficits mais peut on vraiment demander de supprimer en 3/4 ans ce que l'on a accepté pendant 30 ans?

Attention à ce que le remède ne soit pas pire que le mal.

L'Europe peut et doit être solidaire, elle a un rôle important à jouer face aux USA et à la Chine mais politiques et financiers doivent dépasser leur dogmatisme, prendre en compte la situation des populations et trouver un compromis permettant à la fois la réduction des déficits et une relance véritable de l'économie, en favorisant l'innovation, la recherche et l'emploi. Elle doit aussi metttre des pare feux valables contre la spéculation financière, elle en a les moyens, il lui faut la volonté.

C'est à ces conditions que l'Europe redonnera espoir à des populations qui doutent de plus en plus de leur dirigeants et des pays qui la compose.

dimanche, 20 mai 2012

Et maintenant?

Les français se sont prononcés "contre » et pour le changement mais lequel ?

Les grecs se sont prononcés « contre » et pour le changement mais lequel ?

Les allemands et anglais votent « contre » aux élections régionales, donc pour le changement mais lequel ?

A chaque fois l'Europe semble être au centre de ces « contre » . La croissance bien sûr mais à quelle condition et comment faire sans relâcher la suppression des déficits qui reste une priorité ?

Depuis plus de 3 ans la crise financière a rythmé la vie économique mondiale. Comment faire pour qu'aujourd'hui l'homme revienne au centre du débat ?

L'apparition non prévue du mouvement des indignés peut il être ignoré des politiques ? La rue risque t elle de prendre le pouvoir dans certains pays concernés ? Les politiques ne sous estiment ils pas le pouvoir d'internet ?

D'autre part le « grand frère » américain au G8 fait la leçon aux européens et réclame de la croissance ; mais ne devrait il pas faire le ménage devant sa porte car « la dissipation de l'illusion d'une reprise cumulée au renouveau d'inquiétudes sur l'état de santé du secteur financier américain (dont JPMorgan vient d'illustrer la fragilité) et au grand retour du problème de l'endettement du pays conduisent les acteurs économiques et financiers à envisager un avenir de plus en plus inquiétant ». Il est étonnant que les Etats-Unis continuent à nier la nécessité de traiter leur endettement incontrôlé et que l'Europe apparaisse comme "le petit garçon" alors que depuis plus de deux ans la priorité est la réduction des déficits dans nos pays.

La relance ne passera pas par une hausse des dépenses de fonctionnement et des impôts mais avant tout par des investissments, la qualification, une adaptation aux réalités économiques de la mondialisation et à une fluidité du marché du travail où l'homme reste le Bien N°1.

L'Europe doit en être l'acteur principal mais en aura t elle les capacités, l'imagination et la générosité nécessaire, le voudra t elle ?

samedi, 30 mai 2009

Les campagnes des élections européennes: quel gâchis!

Dans la très grande majorité des Etats de l’Union, le taux d’abstention prévu est « phénoménal » pour ne pas dire inquiétant. Si c’est vraiment le cas, quelle sera la légitimité d’un Parlement élu avec une « minorité » de voix ?

Pour certains l’Europe est responsable de la crise, mais pour la grand majorité l’Europe et surtout l’euro nous ont préservé du pire. Chaque pays est différent et a ses propres problèmes: Irlande, Grande Bretagne, Allemagne, France, Espagne, Grèce, Roumanie, Tchéquie... Mais sans l’Europe où serions-nous aujourd’hui ? Beaucoup reste encore à faire en matière de politique économique, sociale, climatique, universitaire…et donc il devrait y avoir place pour de vrais débats.

Trop loin de la préoccupation des électeurs et voila le paradoxe: pour cette raison on n’ira pas voter…mais on ne peut pas se plaindre d’un déficit démocratique et refuser la démocratie ! Contre poids à la Commission, le Parlement se doit d’être représentatif.

Les gouvernements sont tous europhiles et les « peuples » eurosceptiques ; où est la faute ? Pourquoi si peu est fait pour ces élections, que le mode de scrutin ne soit pas revu car non adapté aux enjeux actuels, le traité de Lisbonne une fois en vigueur ? Lorsque l’on compare les moyens mis à disposition pour des élections nationales et ceux pour les élections européennes l’on comprend vite le désintérêt.

Les Etats et les gouvernements, les partis ne peuvent que s’en prendre à eux-mêmes à moins que, malgré les bonnes paroles, ce ne soit leur stratégie pour garder le contrôle de la politique européenne et donc indirectement nationale avec un Parlement faible ?

Si le Parlement est un lieu de compromis, il est l’organe qui vote les lois concernant chacun d’entre nous et le nouveau traité renforcera ses pouvoirs.

Il reste à peine 8 jours pour convaincre tous les européens à aller voter !

jeudi, 26 juin 2008

La Présidence française de l'Union Européenne

Il serait souhaitable qu'à l'occasion de la Présidence française une explication de texte régulière, précise, didactique et concrète des réunions, débats, mesures, avancées ou non qui pourront découler des différents sujets traités et qui concernent particulièrement les français soit apportée par le gouvernement sachant que seul 1/3 de nos concitoyens font confiance au Chef de l'Etat pour relancer le processus de l'Europe, que 50% pensent que l'Europe ne leur apporte aucune perspective d'amélioration dans leur vie quotidienne et que le dernier baromètre de l'Insee sur le moral des ménages est peu encourageant.

Il n'est pas question de tomber dans une "intoxication médiatique et la "voix de son maître" mais plutôt de profiter de cette occasion formidable pour remédier à ce que nous reprochons et constatons tous: un déficit d'explication et d'adhésion à l'Europe face à ses points forts et ses défis, ce qui explique sans doute également cette incompréhension ou plutôt, esperons-le, cette impatience.

Il est toujours surprennant de constater le manque d'explication sur l'importance de l'Euro, sur la liberté de circuler et travailler, sur le fait que les pays européeens sont nos premiers fournisseurs et clients... autant de données que les jeunes "captent" facilement (le succès du programme erasmus en est une des manifestation) et qui font partie avec d'autres des raisons de croire en l'avenir de cette construction européenne.

samedi, 14 juin 2008

Union Européenne: et maintenant?

Suite au vote négatif de l'Irland sur le traité de Lisbonne quelle va être l'avenir des instituions Européennes?

Il est évident que ce vote populaire doit être respecté; il peut également être l'occasion de réfléchir d'avantage sur l'avenir de notre Europe face à la mondialisation, aux problèmes économiques, sociaux, climatiques, d'approvisionnement énergétique, de défense, de politique étrangère .... et surtout sur la perception qu'en ont nos concitoyens. L'explication de texte est également a revoir totalement auprès des citoyens des 27.

Si les tenant du "non" dans le reste de l'europe sont satisfaits et ceux du "oui" déçus, il est toutefois impensable que 5 millions d'habitants puissent décider du sort de 500 millions et arrêter la construction Européenne. Comme l'a dit justement Monsieur Baroso il est important de prendre son temps et de continuer le processus de ratification.

Souhaitons donc qu'avec diplomatie, respect et analyse du vote irlandais, courage, les 26 continuent d' avancer et laissent une porte ouverte à l'Irlande pour qu'elle puisse, comme ce fut le cas lors du traité de Maastricht, passer son tour tout en restant membre d'une union, dont le pays a largement profité.

L'Europe, vu les défis qui l'attendent, doit impérativement se constuire, peut-etre à plusieurs vitesses ou à géométrie variable (comme cela est le cas pour l'Euro et/ou avec la clause de sauvegarde) mais il serait irresponsable que l'ensemble des dirigeants ne poursuivent pas dans le cas ou les 26 autres pays auront ratifié le traité de Lisbonne, la construction de l'Europe.

Ce sera un des objectifs de la Présidence française et sans aucun doute l'objet d'initiatives franco allemande.

samedi, 15 mars 2008

Religions et Tolérence: le rôle de l'Europe

Les caricatures de Mahomet, via le Danemark refont parler d'elles. L'ex-député Ayaan Hirsi Ali "embarasse" les démocraties!



Que des musulmans aient été « choqués » par les caricatures de Mahomet, cela peut être compréhensible , mais est ce une raison pour saccager des ambassades, bafouer la Convention de Vienne, menacer de mort des individus ? Où est la tolérance dans cette affaire ? Des miniatures du XIV siècle ne représentent-elles pas déjà le prophète ?

S’agit il donc d’une réaction religieuse ou politique ? Le Coran ne dit-il pas dit en ce qui concerne les « infidèles « ou les croyants des autres religions : « Ne discute avec les gens du Livre que de la façon la plus courtoise, sauf avec ceux d’entre eux qui sont injustes, évites les » La religion musulmane est sensée être une religion de tolérance: « pas de contrainte en matière de religion », « Rends le bien pour le mal et tu verras ton ennemi se changer en ami ». Or de nombreux événements récents sont en train de prouver le contraire et de donner une image peu flateuse de l'Islam: le 11 septembre, la démolition des bouddhas en Afghanistan, les attentats terroristes en Asie, Europe, les manifestation sur le voile, les menaces de mort.

L'OCI a raison de s'émouvoir de cette vague croissante d'anti-islamisme en occident; mais que devraient dire les chrétiens, à qui sont interdits, dans certains pays, la construction d’églises, la possibilité de pratiquer leur religion, de porter une croix?

Doit-on également dans des états laïcs et démocratiques imposer aux non croyants ses propres croyances ?

L’Europe débat sur son élargissement; la liberté d’expression - même si certains débordements peuvent être condamnables - de pensée, de cultes sont une bonne chose et beaucoup de musulmans dans le monde s’en prévalent pour faire avancer leurs idées et faire évoluer leur situation.

Il ne faudrait pas que la religion musulmane ne soit représentée et pratiquée aujourd’hui que par les islamistes, les kamikazes et les tenant de la charia.

Il est vrai que dans certains de ces pays, les considérations politiques et économiques sont prépondérantes, que le chantage à l’ énergie avec un grand E, joue un rôle important et que la manipulation n’est pas absente, mais à quoi tout cela va t-il mener ? Cette terreur, ces manifestations, ne peuvent qu’opposer les peuples les uns aux autres et faire que les « mondes » monothéistes deviennent des ennemis plutôt que de vivre ensemble. Faire la guerre au nom de Dieu est la pire des guerres : nous l’avons connu il y a 1000 ans, évitons d'y revenir...

« le XXI ème siècle sera religieux, spirituel ou ne sera pas »: espérons seulement que ce sera le côté tolérant de la religion qui « sera » .

Suffisamment de situations politiques, économiques, sociales sont à l’heure actuelle sources de conflits dans le monde, de tragédies, de misères et de pauvreté ; faut-il y rajouter la religion et leurs extrémistes présents d'ailleurs dans toutes les religions ? A moins bien sûr que pour certains elle ne soit qu'une arme de guerre !

Il est grand temps de comprendre, que tous ces événements ne peuvent que renforcer l’animosité entre les peuples, retarder l’intégration, sans oublier bien sur l’élargissement de l’ Europe… Cette Europe (et pas seulement elle mais aussi l'ONU et son Conseil des droits de l'homme par exemple) doit avoir un rôle à jouer dans ce combat pour la tolérance et son Parlement, ses Gouvernants, les citoyens de quelques origines qu'ils soient, doivent comprendre que c'est la seule façon de vivre en paix, de se développer et d'éradiquer également la pauvreté source de beaucoup d'excès.

mercredi, 5 mars 2008

Europe et approvisionnement en énergie

Sans se prononcer sur son bien fondé, l'indépendance du Kosovo aura été un révélateur pour une situation que l'Europe va devoir affronter de plus en plus: celle de son indépendance énergétique.

Le gaz, le pétrole et les autres matières premières sont devenues une arme pour les pays, tels la Russie et/ou certains de ses "satellites" qui ont compris tout l'intérêt qu'ils pouvaient en tirer dans leurs relations vis à vis de l'Europe (et de l'Otan).

La Russie qui souhaite revenir sur la scène internationale en tant que grande puissance, risque d'utiliser au maximum dans les années à venir cette nouvelle "arme" sans doute moins mortelle que les tanks mais tout aussi destructrice vis à vis des économies occidentales.

Que fera exactement Dimitri Medvedev par rapport à son prédécesseur qui sait très bien comment "jouer" avec cette arme?

Quelque soit la réponse, il est primordiale que l'Europe vis à vis de cette possibilité de chantage de plus en plus probable en cas de désacord géostratégique avec ses voisins, ait une politique unie , claire et volontariste qui lui permette de répondre de façon pragmatique, concrète et efficace aux menaces des prochaines années qui sans aucun doute risquent de se manifester en cas de nouvelle guerre froide. Elle en a les moyens, c'est une question de volonté.

mardi, 12 février 2008

Le traité simplifié

"Le retour de la France en Europe, la France a retrouvé un rôle moteur en Europe" tels sont les mots du Président de la Républqiue lors de son allocution télévisée du 10 février.

Même si ces paroles ne feront pas l'unanimité, l'on peut constater qu'une grande majorité de citoyens sont d'accords sur ce traité simplifié et les divisions à gauche en sont également une preuve. Ceci dit tout reste à faire! La monnnaie, la politique industrielle, la politique d'imigration, les dérives du capitalisme financier, le développement durable, la défense européenne, la refondation de la politique agricole, la protection sociale....un inventaire à la Prévert ou plus sérieusement un vrai programme de gouvernement!

Une question essentielle est cependant que quelques soit les mesures prises et les avancées dans tout ces domaines, nos concitoyens se sentent concernés. Ce programme est sans aucun doute ambitieux mais ces termes sont parfois obscures pour certains; sans une explication de texte, une communication appropriée et adaptée aux différents types de population concernées, des résultats concrets qui seront "mesurables", tout cela risque de ne rester que du vent et de ne pas être compris, accepté, "digéré".

Prenons deux exemples concrets: la défense européenne et la protection sociale.

- la défense européenne est une nécessité face aux risques non plus de guerre classique (du moins en Europe) mais de terrorisme international. La France qui est une des 2 puissance nucléaire européenne participe à cette défense et dépense chaque année plusieurs milliards d'euros pour l'assurer. Quelles parts sont prêts à prendre les autes pays européeens dans cet effort qui, rappelons le en passant, grève fortement le budget de l'état et donc son déficit dont on nous parle en permanence?  Les conflits en Afrique, Afghanistan où l'Europe se doit d'être présente devraient être mieux "expliqués" et les efforts budgétaires mieux caractérisés.

- la protection sociale: qu'est-ce que cela veut dire concrètement à l'heure de la mondialisation, de la libération des échanges, des déficit de la balance commerciale (qui ne pourront être réduits que par une augmentation des exportations et donc sans doute de partenariats et/ou délocalisation), d'une plus grande fléxibilité du travail, des déficits croissants de la sécurité sociale (dûe entre autre à des offres de soins de plus en plus pointus et à un vieillssement de la population), à un pouvoir d'achat qui baisse ou à des "crises monétaires" ou les chiffres qui "volent au dessus de nos têtes" se calculent en milliards d'euros...

L'Europe est un immense facteur de paix, de développement mais elle doit aussi être une vraie ambition, un véritable espoir que chaque citoyen doit comprendre, accepter et s'approprier, sinon elle restera encore "un monstre froid" de politiciens.  Souhaitons que la Présidence française en juillet prochain, permettra de réconcilier nos concitoyens avec l'Europe et l'ensemble des citoyens Européens avec ces ambitions qui sont nécessaires vis à vis des grands défis qui nous attendent et de la monté en puissance de nouveaux continents.