samedi, 30 juillet 2016

«Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel»

Cette phrase, prononcée régulièrement par des milliards d'habitants, paraît aujourd'hui iconoclaste pour ne pas dire irréaliste, incongrue.



Lorsque l'on considère la situation mondiale ou particulière en Asie, en Afrique, sur le continent américain, au Moyen Orient, en Europe, sans parler de la France, l'on peut se poser la question de quelle « volonté ».

Sans doute depuis le début de l'existence du monde, la barbarie et les guerres ont toujours existé; à l'époque de l'Ancien Testament, de l'Egypte, au Moyen Age, au XXème siècle...mais les médias modernes n'existaient pas et la Terre n'avait pas 7,3 milliards d'habitants.

Les progrès scientifiques et techniques n'ont jamais été aussi importants mais pour conduire où et à quoi? L'on nous parle maintenant de «transhumanisme», d'intelligence artificielle mais pour quoi faire? Quelle future humanité voulons nous? L'on pourrait penser que ces «progrès» éradiqueraient les famines, la pauvreté, les conflits, permettraient de «surmonter» les catastrophes naturelles, or il n'en est rien….. au contraire!

A l'heure d'internet et de la révolution numérique, quel modèle voulons nous pour vivre sur la terre ?

Depuis toujours quelques hommes ont «façonné» l'histoire de l'humanité: Moise, les Pharaons, le Christ, Bouddha, Mahomet, Alexandre le Grand, Gengis Khan, Napoléon, mais aussi Néron, Staline, Hitler et bien d' autres...Toutefois la vitesse de ce «façonnement» restait encore à « l'échelle » humaine.

Aujourd'hui ce n'est plus le cas; l'homme politique, le penseur, le travailleur, le scientifique vit à un rythme qui le dépasse lui même et qu'il subit plus qu'il ne le contrôle. Les dictatures n'ont pas disparues, ni la corruption, ni la pauvreté. Pour qui roulent les dirigeants politiques actuels? Plus pour eux même que pour un bien global ?

Or à la différence d'autrefois, les êtres humains sont plus nombreux, plus instruits, plus déterminés à vivre comme ils l'entendent et à profiter d'un bonheur qu'ils recherchent sans vraiment savoir lequel?

Lorsque l'on sait, d'après la dernière étude du « Boston Consulting Group » que les foyers millionnaires (au moins un million de dollars de patrimoine) concentrent 47% de ces richesses, une part plus faible en Europe (31% des richesses) et maximale en Amérique du Nord (63%) et que 62 personnes possèdent désormais autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, on peut se poser la question de « l'avenir » des relations humaines.

Les médias nous montrent en permanence des scènes dramatiques: guerres, catastrophes naturelles, migrants, pauvreté, esclavage, attentats ...on s'habitue « presque » à l'horreur qui devient une réalité quotidienne. Il est vrai que l'homme peut s'adapter à toutes les situations...



Mais si l'histoire nous apprend que les civilisations se sont développées par les conflits c'est aussi par des conflits qu'elles ont disparues. Dans sa fuite en avant vers on ne sait où, le précipice est peut être bien plus tôt que prévu pour l’humanité…. ? A moins que l’humain dans un ultime sursaut se résout à profondément changer pour son propre bien.

Espérons que l'homme ne sera pas assez fou pour tenter que « sa volonté soit faite au ciel comme sur la terre » ; aura t-il le sursaut nécessaire, qu'il soit croyant ou non et en gardant l'espérance, pour être responsable de sa vie et de celles des autres et de se conformer à des valeurs universelles que sont l'amour, la paix, le respect, la justice ?

vendredi, 26 février 2016

Crise Migratoire : Comment en est on arrivé là, où allons nous ?

Afghanistan, Irak, Lybie, Tunisie, Egypte, Syrie, Somalie, depuis bientôt 30 ans le Moyen Orient est en proie à une instabilité dont les occidentaux sont en grande partie responsables. « Responsables mais pas coupables », cela a permis pendant toutes ces années de fermer les yeux sur les conséquences éventuelles de ces guerres, conflits, révolutions... Chaque camp s'est affronté par politique interposée chacun défendant ses propres intérêts avec pour conséquence entre autre plus de 5 milllions de déplacés et réfugiés.

Ne nous faisons pas croire qu'aucun politique de haut rang dans les pays « occidentaux », Russie comprise, n'ont envisagé les conséquences de ces différents conflits ; mais ils n'on rien fait pour les prévenir et aujourd'hui l'on assiste à une « déferlante » de population qui fuit la guerre, les massacres, la famine etc..

L'Europe est en première ligne mais n'est pas la plus responsable de cette tragédie. L'hypocrisie vis à vis de la Turquie, des pays du Golf, le jeu ambigue de Moscou sont autant de faits ayant permis que la situation empire et aujourd'hui qu'elle soit devenue ingérable.

L'on se retrouve devant des flux que plus personne ne contôle et ne gère et qui fait la richesse des mafias locales, plusieurs milliards d'€.

L'Europe, en pleine «cacophonie», suite à cet afflux non maitrisé et «prévu», voit une montée des nationalismes, les USA donnent des leçons mais sont bien loin des pays conernés, Moscou et la Turtquie défendent leurs propres intérêts et règlent leurs comptes soit entre eux soit avec l'Europe et les USA. Des guerres par procuration se développent.

Au milieu de tout cela des millions de réfugiés, qui après avoir « fait pleurer dans les chaumières » deviennent la cible des extrêmistes mais surtout maintenant ne sont plus les bienvenus car aucun gouvernement ne sait que faire. Schengen explose, la Convention de Genève sur les réfugies paraît bien peu à la hauteur des enjeux, l'ONU est impuissante et surtout aucun pays n'est prêt à accueillir de façon «digne» un tel afflux de personnes.

Le tempo n'est pas le même pour les politiques qui discutent et pour les populations qui souffrent. La trève signée entre les USA et la Russie pourra-t-elle durer et conduire à un début de solution ? Quels pays, quels gouvernements, quels gouvernants seront capables d'arrêter ces massacres, ces flux, ces guerres ? Aujourd'hui, malheureusment il semble que personne n'en a ni la volonté ni la capacité. Personne ne sait où nous allons.

dimanche, 5 juillet 2015

Dans quelle monde vivons nous?

Tout semble « s'écrouler » depuis des années et sans vraiment s'arrêter : tremblements de terre, typhons, catastrophes naturelles, pauvreté, dérèglement climatique, perte de valeurs, d'identité, guerres de religions, fanatisme, terrorisme (physique mais aussi intellectuel), émigration économique et culturelle, pauvreté, chômage, désintérêt politique, domination de la finance de plus plus complexe , corruption, drogue, sans oublier bien sûr la « barbarie » qui frappe toute une partie du monde.

Depuis le XXéme siècle et le début du XXIème, l'on a assisté à plusieurs génocides et actes de barbarie : Shoah, Cambodge, Rwanda et maintenant au Moyen Orient et en Afrique l'assasinat et l'éradication de milliers de personnes. Va t-on parler d'une mondialisation de la terreur ?

L'on est le témoin de la désintégration d'un ordre politique international, de guerres de plus en plus « locales » mais meurtrières et ne respectant plus aucune « règle » : Proche et Moyen Orient, Afrique. Il n'y a plus de « droit de la guerre ». Aucun projet politique crédible aussi bien chez les pays concernés que chez les grandes puissances n'apparaissent. Le politiquement correct devient la règle de pensée universelle.

La guerre d'Irak aura été le déclencheur de bouleversements qui frappent toute une partie du monde et de ce désastre humain que sont les flux de réfugiés (plus de 60 millions) et l'émigration.

Nous somme dans un monde multipolaire et non plus bipolaire où l'on assiste à un déclin de l'occident ; mais l'on a aussi l'impression que ce même occident exporte ses problèmes et ses pertes de valeurs. Les problèmes de la famille qui émergent en Asie sont la conséquence directe de la dislocation de la famille dans le monde occidental et de son mode de consommation. Ce même monde est confronté à un « mal-être » malgré les énormes progrès dont il a bénéficié ; le phénomène de l'obésité en est un exemple – plus de 30% de la population mondiale - et ce dernier atteint également les pays émergents ce qui pose de vraies questions sur notre société de sur-consommation dans ce monde qui continue à avoir des hommes, des femmes et des enfants qui meurent de faim (près d'un milliard).

Les inégalités augmentent de plus en plus, dans les pays de l'OCDE mais aussi dans les pays émergents. Une sorte de chaos semble s'installer.

Nous vivons dans l'instantané, l'émotion et internet participent à ce phénomène et pourtant le temps de réaction des Etats est de plus en plus long, dans les grandes crises humanitaires ou politique: Ebola, Daech, Yemen, émigration en Méditérannée. La révolution numérique qui a entrainé des progrès immenses pour l'humanité est aussi maintenant le support des pires films, vidéos, séries où la violence, le crime, la terreur sont la règles. Faut il alors s'étonner que cette violence se retrouve dans la vie de certaines personnes ?

Malgré les moyens techniques et modernes (communications, transports...) l'on a l'impression d'une certaine passivité due sans doute à la bureaucratie et à un repli sur soi même. Un monde multipolaire où comme vient le dire le pape François, une 3ème guerre mondiale « par morceaux » se déclare.

La faculté d'oubli des « nations » est aussi tres grande et beaucoup de promesses ne sont pas tenues ; que l'on se souviennent du Tsunami, de Haiti, de Fukushima, du Népal, quel « gap » entre les dons promis et la réalité, entre les projets et leur réalisation, entre l'émotion spontanée et la suite.

Que dire enfin du respect de la nature, de la destruction des ressources naturelles et des conséquences pour notre planete et notre humanité ? Ce sont les plus pauvres qui en subissent les premières conséquences. Indépendemment de son coté « politique », la conférence sur le climat en cette fin d'année permettra t-elle d'avancer et de prendre les mesures nécessaires pour les 50 prochains années ? L'homme va t-il enfin prendre conscience que la nature est à respecter qu'il est à son service et non le contraire.

Quels chocs, quels évênements, quelles personnalités nous permettront de réagir et de remettre l'homme et sa dignité au centre de notre vie et de notre planète?

lundi, 11 août 2014

Israël-Palestine : une paix est elle possible ?

Les images montrées à la télévision et sur internet de la guerre entre Israël et le Hamas vont-elles modifier la donne par rapport à un conflit qui dure depuis des décennies ?

L'émotion sera-t-elle une source de paix, même si le « massacre» israélien continue et que la population de Gaza est pris en otage par les dirigeants du Hamas?

Aujourd'hui le discours est «simple » : Israël a droit à sa sécurité, le Hamas veut sa destruction donc on détruit le Hamas, indépendamment des dommages « collatéraux ».

Souvenons nous : Yasser Arafat, figure emblématique du Fatah et de l'OLP n'était-il pas jusqu'aux accords d'Oslo le terroriste N°1 pour Israël ? Ensuite ce fut l'interlocuteur « privilégié » et reconnu par ce même pays et toute la communauté internationale. Qu'en sera-t-il du Hamas dans quelques années, tout en sachant que ce mouvement n'est pas représenté par un seul homme ?

Ce conflit est avant tout politique et ne pourra se résoudre que par la politique ; rappelons-nous juin 1982 et l'invasion du Liban, coûteuse en soldats israéliens perdus : plus de 1200. Aujourd'hui plus de 64 morts Israéliens pour 1800 morts palestiniens. Les chiffres sont inversés et alors....?

Mais pour résoudre ce conflit, il faut des interlocuteurs et une volonté : Comment amener le Hamas, ses dirigeants a reconnaître l'Etat d'Israël et donc à signer la paix ? Comment amener Israël a reconnaître des frontières sûres pour la Palestine, arrêter la colonisation et le blocus de Gaza. Ce territoire palestinien coupé en deux n'est il pas aussi une aberration politique ? Comment être capable de juger la politique extérieure d'Israël sans être traité d'antisémite ? Comment amener le Fatah et le Hamas a construire une véritable relation de paix dans des frontières sûres et reconnues ?

Les questions religieuses génèrent une passion exacerbée par la monté de l'Islamisme et la faiblesse du monde occidental par rapport à certaines valeurs, dont la tolérance. Quels rôles peuvent jouer l’Égypte et les pays du Golf face à leur antagoniste religieux ? 95% des voisins d'Israël sont de populations musulmanes, comment « gérer » ce fait ?

Que ce soit l'ONU, les USA où la population d'origine juive est presque égale à celle de l'état d'Israël ou l'Europe, l'on est frappé par l'absence de réaction et de courage politique.

Les moyens politiques, économiques et financiers existent pour amener les parties à s'entendre mais personne n'en a la volonté.

Démilitariser Gaza et la Palestine, donner à ces deux territoires une certaine autonomie, avoir une force de paix internationale consacrée à cette région, faire reconnaître des frontières par l'ensemble des parties, autant de piste à suivre... La question de Jérusalem reste bien sûr un obstacle majeur pour lequel une solution doit également être trouver.

Combien de morts de part et d'autre sont-ils encore nécessaires pour trouver une solution ?

jeudi, 27 février 2014

Dans quel MONDE vivons nous?

Tunisie, Egypte, Lybie, Ukraine, Vénézuela, Thailand, Centre Afrique, Bengladesh …..autant de pays où les peuples se révoltent contre leurs dirigeants, la dictature, la corruption, la misère, chaque fois avec des morts et des blessés, parfois même par milliers. Même si elles sont de nature différentes ces révoltent devraient nous interpeller.

D'autre pays comme la Corée du Nord (dont l'Onu vient de publier un rapport accablant dans l'indifférence générale) ou le Turkménistan, l'Ouzbékistan, l' Azerbadjan, l' Algérie, le Kazakhstan restent des dictatures corrompues dans l'indifférence générale ou plutôt dans l'intérêt bien compris de certains pays.

Jamais notre monde n'aura été aussi évolué et jamais autant de conflits locaux auront éclaté ; les peuples deviennent acteurs de leur propre gouvernance et internet et la télévision ont révolutionné la rapidité de l'information. « Le gouvernement du Peuple par le Peuple » suivant la formule d'Abraham Lincoln devient une règle de gouvernement et internet ne fait qu'accélerer le processus.

La transparence est en train de devenir la règle, en politique, en finance... mais attention au retour de baton : le monde sauf au tant de l'antiquité n'a jamais eu de gouvernance 100% tansparente ; la vie privée elle même ne l'est pas.

Que la corruption, la malversation soient combattus c'est nécessaire et nous en avons les moyens mais tout mettre sur la place publique n'est pas la solution. L' extrémisme religieux est en augmentation exponentielle et même si des corrections semblent être apportées dans certains pays, les situations restent extrêmement fragiles. Or la lutte contre les terroristes ne peut pas être transparente.

D'autre part, que font les pays dits développés, l'ONU, les grandes puissances, empétrées dans leur principes ou la peur de leur situation intérieure, de leurs intérets nationaux ?

Que signifie la notion de droits de l'homme lorque l'on voit tout ces morts et blessés , ces réfugiés ou ces régions opprimées, les méthodes des « talibans » de la pensée, sans parler des pays où la population meurt encore de faim ?

Nos politiques devraient bien réfléchir à cette démocratie directe qui est en train de se développer (les « indignés » en sont aussi un exemple) car elle risque de tout balayer pour le meilleur et pour le pire.

Dans son discours de clôture à Sotchi, le Président du Comité olympique a souhaité que l'esprit olympique, de paix, de tolérence et de respect soient la ligne de conduite des nations : le chemin est encore long....

dimanche, 9 février 2014

Iran: quel cynisme!

Il paraît que nos « amis » américains ont conseillé la plus gande prudence aux entreprises françaises qui viennent de se rendre en Iran, dans le cadre du Medef, pour renouer commercialement avec ce pays. Le Secrétaire d'Etat US se serait même « ému » auprès de son homologue français.

Quel cynisme lorsque l'on connait la façon d'agir des USA dans le domaine économique ou dans leurs « raisons » d'intervenir dans certains conflits.

Que la France s'intéresse dès maintenant à l'Iran est normal , souhaitable et une très bonne chose ; les chinois, anglais, américains le font aussi. Pour aucun les sanctions n'ont été levées mais tous sont sur les « starting blocs ». Pourquoi la France devrait elle avoir un train de retard ?

Si la France a été un des pays les plus « dur » dans la négociation sur l'embargo nucléaire, et si conséquences il doit y avoir, elles ne peuvent venir que des iraniens eux mêmes mais en aucun cas des nos « alliés » ou autres pays engagés.

Les enjeux sont énormes ; la France était le 4ème partenaire commercial de l'Iran, aujourd'hui elle est le 15ème tandis que les exportations des USA vers l'Iran sont passées en 3 ans de presque rien à 300 millions de $.

Pour notre pays, sont concernés,  entre autre les domaines suivants: automobile, aviation, pétrole, santé, infrastructures routières, féroviaires.... Les besoins d'investissements sont estimés à plus de 400 milliards par ans pour les années à venir.

Il est donc urgent d'être présent sans tarder!

dimanche, 17 novembre 2013

Gaz de Chiste aux USA: quelles conséquences internationales?

Un grand quotidien tirait »Les gaz de chiste provoquent une onde choc mondial » indiquant que les Etats Unis pourraient devenir en 2013 le premier producteur mondial d'hydro carbure, pétrole et gaz mélangés.

Cettte nouvelle ne sera pas sans conséquence sur la politique économqiue, financière et internationale des USA.

Moins dépendant des pays du golf, les Usa n'auront ils pas tendance à se « retirer » de cette région où ils sont présent essentiellement pour des raisons stratégique d'approvisionnement en pétrole.

Quelles conséquences pour Israel ?

Quelles conséquences économiques pour les autres pays développés qui resteront dépendants d'une énergie rare et chère ?

Quelle sera l'attitude de l'Arabie Saoudite vis à vis du $ sachant que leur principal client va devenir la Chine ?

Autant de questions qui devraient être débattus sur la « place publique » à défaut d'être traité par les experts en petit comité.

Cette autosuffisance risque de rebattre complétement les cartes dans quelques années sans que nous n'en mesurions bien les conséquences pour le Moyen Orient, l'Asie mais aussi pour nous même.

mercredi, 18 juillet 2012

Le Président tunisien en France

Le Président Tunisien est en visite à Paris mais il semble avoir oublié les règles de la « bienséance » occidentale, le port de la cravatte, qu'il connaissait sûrement lorsqu'il était « réfugié » en France.

Vous me direz que c'est un détail , mais le diable est souvent dans les détails et cela traduit peut être le peu de respect qu'il a pour un certain nombres de règles occidentales. Espérons qu'il aura plus de respect pour les tunisiens et la démocratie !

mercredi, 21 septembre 2011

Crise financière

Le monde financier semble avoir perdu la tête ! Lorsque l'on entend ou lit les commentaires dans les médias les mots qui reviennent le plus sont « journée folle, incontrôlable, déroutant, surréaliste... ».

Lorsque l'on sait que 90% des transactions financières ne passent pas par les bourses et que plus de 20% des ordres de bourses se font par robotisation, l'on peut légitimement se demander où nous allons ? Les querelles interne à la BCE et « l'impuissance et/ou cacophonie » des politiques sont de mauvais augure. Les égoïsmes nationaux le sont aussi. Quant au G7 il a accouché d'une souris.

En ce qui concerne la Grèce comment peut-on objectivement demander à un pays qui pendant 30 ans a « fraudé » et n'a pas respecté les règles communes, qui aujourd'hui subit une crise majeure, de revenir en quelques mois à des pratiques « vertueuses » et de rétablir leur budget ? C'est totalement impossible ! Tout le monde le sait, en particulier ceux qui ont laissé faire durant 30 ans, mais personne ne veut le reconnaître et/ou le dire.

Il est aussi tout à fait surréaliste de la part des américains de demander aux européens de remettre de l'ordre dans leurs finances lorsque l'on connait le montant de leur déficit et les antagonistes démocrates-républicains.

Comment en sortir, peut être par 3 mots : courage, régulation et union. Courage des politiques de mettre en application rapidement les décisions du 21 juillet 2011 et de moins mêler élections et avenir de l'Europe. Courage de rétablir les équilibres financiers mais aussi de relancer la croissance car l'Europe est avant tout une communauté humaine et non simplement de règles. Réguler rapidement, sans tuer toutes initiatives et circulations des biens et capitaux, car la finance n'est pas un casino. Union, cela veut dire aussi vision commune et à long terme, donc décisions pour le bien commun et l'avenir.

A ce propos un « coup de gueule » : Comment les politiques européens peuvent décemment envisager la suppression de 337 millions d'euros d'aide alimentaire alors que les milliards « valsent » en plan de sauvetage.

De quel Europe s'agit il et de quelle solidarité ?

Révoltant et indigne !

vendredi, 5 août 2011

Quelle époque?

Les vacances sont là et pourtant nous vivons une période plus qu'agitée : financière, politique, internationale. Tous ces évènements sont à première vue inquiétants et peu encourageants. Peuvent-ils déboucher sur du positif ?

- La crise de l'Euro et de la dette américaine : l'Europe n'a avancé que crise après crise ; celle-ci est « historique » et d'une très grande ampleur même si sans doute « exagérée » par des spéculateurs financiers (que représente les dettes grecques et portugaises par rapport à la dette de l'état de Californie dont l'économie est la 5ème du monde ?..) ; quant à la dette des USA elle représente 101% du PIB pour 75% pour l'ensemble de l'Europe. Quoi qu'il en soit, ils est urgent que l'Europe s’attelle à une véritable gouvernance économique et ne laisse pas passer une chance par rapport aux défis qui nous attendent dans le cadre de la mondialisation ; même si cela est dur, les égoïsmes particuliers doivent être surmontés au profit du bien général ; Lors de la crise des sub primes, les banques ont pu augmenter en quelques semaines leur capital de 826 milliards de $.

Les plans mis en place en juillet pour la Grèce, le Portugal sont sûrement nécessaires mais seront ils suffisants? et la fin des déficits une obligations pour tous. La dégringolade des bourses est inquiétante, et que penser de l'Italie et de l'Espagne ? Mais attention à ne pas sacrifier une population au bénéfice d'intérêts financiers. L'Europe ne peut pas être uniquement une communauté de règles et de directives, elle doit être aussi une source de développement, de justice sociale et de bien être, se replier sur elle-même n'est pas la solution. Peut être que cette aspect humain devrait être une des priorités des prochaines années...

En ce qui concerne la dette US elle doit aussi être réglée et les USA ont un devoir vis à vis du reste du monde, le $ reste encore la monnaie de référence, ils sont encore pour quelques années la première puissance économque du monde et remettre leur économie en ordre de marche est un impératif. La encore le bien commun devrait prendre le dessus sur les intérêts particuliers mais le spectacle que nous a donné Washington ces dernières semaines n'est pas très encourageant.

- Politique : nous rentrons dans une période d'élections ; peut elle permettre de poser de vraies questions pour résoudre de vraies problèmes : sociaux, économiques, financiers, tout en tenant compte des réalités et des valeurs de notre pays. L'emploi, la précarité devront être les priorités de même que replacer l'homme dans sa nature propre au centre des préoccupations. Nous avons régulièrement évoqués ici ces "scandales" des pays développés.



Des affaires récentes (Dsk, Murdoch, otages, soldats morts en Afghanistan) devraient aussi nous faire réfléchir sur le poids des médias et leur influence et gouvernance. Il reste le seul pouvoir sans véritable contre pouvoir sauf celui de leur propre appréciation et de leur propre éthique. Internet a bouleversé l'information, sa diffusion, sa vérification, son professionnalisme mais il semblerait que les journalistes restent toujours dans leur « tour d'ivoire ».

L'écologie est aussi un domaine trop sérieux pour le laisser à des « amateurs » ou des « passionnés ». Il est toujours étonnant pour un citoyen lambda de voir les passions engendrées par les débats sur l'écologie. Ne serait il pas possible de trouver une juste solution entre la préservation de la nature qui est est une obligation et le progrès social, entre le « vrai bio » par exemple et le retour à la bougie ?

- Internationale : la crise de la dette aux Usa, la mondialisation, certains risques tels que le terrorisme de droite comme de gauche, les révolutions du Moyen Orient sont autant de facteurs de déstabilisation.

Le procès Moubarak suscite une très vive inquiétude chez les dirigeants du Moyen Orient; c'est à la fois un point positif pour la liberté de ces peuples mais aussi un risque de radicalisation pour les autres dictateurs qui n'ont plus aucune porte de sortie. N'oublions pas aussi le conflit Israël Palestine qui apparaît de plus en plus comme un risque grave pour la région. Enfin on ne peut être qu'inquiet par l'impuissance de l'ONU sur le «carnage» en Syrie, le silence ou refus de position de certains membres du Conseil de Sécurité ; la difficulté des pays riches à débloquer les fonds nécessaires pour le Soudan et surtout à imposer une solution de paix dans ce pays. A ce sujet les grandes déclarations ne peuvent cacher les égoïsmes et le manque de volonté réelle et les pays développés semblent démunies par les nouvelles formes de guerre que sont le terrorisme et les bandes armées.

Quant à l'Europe, elle devrait devant tout ces conflits se pencher très sérieusement sur une Europe de la défense et peut être dans la réflexion sur les déficits, prendre en compte les coûts engagés par certains des pays pour la sécurité des autres. Sans possibilité d'intervention à l'internationale , l'Europe n'existera pas et l'actualité nous prouve tous les jours que sans l'Angleterre et la France entre autre, beaucoup de « conflits » ne seraient pas réglés.

Malgré tout cela peut on rester optimiste ?

La crise financière devrait accélérer la gouvernance européenne et rêvons, le retour à une place plus important aux êtres humains et moins à l'argent ?

Les révolutions dans les pays arabes sont elles le début d'une nouvelle forme de vie et de liberté pour ces populations ? L'avenir seul le dira même si la stabilité mettra du temps à s'établir.

Quant à la France, espérons que cette période électorale permettra d'engager les vrais débat et de poser les vraies questions qui prennent en compte à la fois la complexité de la situation internationale, économique et financière mais aussi la complexité de la société française avec ses faiblesses mais aussi ses forces.

Bonnes vacances !

mercredi, 23 février 2011

Lybie: quelles leçons en tirer?

Il est clair que le « colonel » Kadhafi est un fou irresponsable et sanguinaire et dont le monde occidental aura pour des raisons dites de « realpolitik » accepté toutes les facéties... Comment finira t-il vu la Fatwa dont il est l'objet? L'occident n'en a que faire!

Mais ce qui est important aujourd'hui ce sont les leçons à en tirer: soutenir des « insoutenables » pour des raisons purement économiques et financières ne devrait plus être possible pour des Etats qui se disent à la pointe des droits de l'homme et qui donnent des leçons aux autres. Tous les jours dans les sommets internationaux on nous « rabâche » que l'homme est plus important que la finance ou l'économie et que cette dernière doit être à son service et non le contraire et tous les jours l'on voit que les politiques font le contraire...

Il n'est pas question de faire l'ange mais vu l'évolution ultra rapide des communications, des changements dû à la mondialisation, de la jeunesse croissante dans tous les pays émergents, les relations internationales de l'occident ne peuvent plus être sur les même bases et conduitent de la même façon qu'il y a 10/20 ans.

Tout pays a ses intérêts à défendre mais plus à n'importe quel prix et par n'importe quel compromis car l'effet boomerang risque d'être brutal et désastreux et pire que le but recherché. Deux exemples parmi bien d'autres: la perte de confiance des pays du Moyen Orient dans leur grand allié US, la perte de confiance de la Tunisie dans la France.

L'Europe, le G20 – la Chine elle même va devoir évoluer mais en respectant son rythme – devraient vraiment avoir en tête ces derniers évènements avant de soutenir des Etats hors d'un minimum de respect de la personne humaine.

De même la question de la pauvreté dans le monde devrait être une des priorités face à une jeunesse qui découvre la liberté et n'a rien à perdre puisqu'elle n'a rien gagné des richesses de leur pays.

samedi, 19 février 2011

Internet et Liberté: quel avenir au Proche/Moyen Orient?

Internet aura permis un des plus beaux acquis et rêve de cette jeunesse du Proche/Moyen Orient: la Liberté. Une révolution technique comme l'électricité , le chemin de fer, l'avion mais au service d'un idéal.

Quelle va être la suite dans ces pays en pleine mutation, «révolution»? Au désir de liberté est associé un désir de mieux vivre, de richesse, d'emploi, de non corruption …

Les nouveaux régimes seront ils capables de leur donner, les anciens régimes d'évoluer? Comment la police/milice de ces régimes va t-elle réagir, combien de morts faudra t-il avant d'arriver à cette liberté, à ce mieux-vivre, car même si internet peut être bridé il ne peut pas être complètement coupé?

Quel sera l'avenir du fondamentalisme islamiste prétexte de beaucoup de ces dictatures?

Personne n'est capable d'y répondre de même que personne n'a été capable de voir venir ces soulèvements.

Une chose est certaine, vivre mieux, dignement, librement, honnêtement est dorénavant le souhait de ces populations très au fait de ce qui se fait à l'extérieur de leurs frontières. Mais s'ils ne trouvent pas chez eux ce qu'ils cherchent, ils émigreront: ils ne cherchent pas uniquement la liberté mais aussi du travail. L'occident doit en être conscient et au soutient à la liberté et à une nouvelle démocratie, concept très occidental, il est absolument nécessaire de permettre à ces pays de se développer, de s'éduquer de vivre de leurs ressources et de se donner des institutions correspondants à leur souhait et «rêve» en quelques mots de construire un nouvel avenir, afin qu'ils restent dans leur pays et puissent le développer et le faire évoluer.

Il existe aussi deux inconnue, l'Iran et Israël; le premier encore très extrémiste et fermé sur lui même où les luttes internes sont très fortes et donc ne facilite pas le rôle de l'opposition; le deuxième qui voit s'effondrer autour de lui une stabilité préservée depuis des décennies grâce aux USA; or ces derniers sont en train de perdre leur influence dans la région et la confiance de leurs «alliés».

Les prochains mois nous diront ce qu'il en est mais espérons et souhaitons que la France, l'Europe et «l'occident» sauront non pas subir mais accompagner et soutenir ces mouvements d'espoirs, avec plus de discernement et «d'honnêteté» qu'ils n'ont soutenu ces régimes!

samedi, 29 janvier 2011

Tunisie: les ratés de la politique française

Le monde du 22 janvier titre ainsi son éditions avec de nombreux points de vue sur la situation.

Mais peut on vraiment parler de ratés? Il est évident que la politique des états face au droit de l'homme est à géométrie variable (indépendamment de son côté « tonitruant » ou pas) et en fonction des intérêts de chacun de ces mêmes pays. Dans le cas de la Tunisie, les violations des droits de l'homme étaient évidentes et ne pouvaient être ignorées des autorités françaises et aussi européennes. Mais, la peur de l'intégrisme, le « complexe » de l'ancienne colonie, le projet euro méditerranéen, les partenariat économiques dans un pays stable, l'émancipation des femmes ….autant de positions qui on fait qu'il fallait fermer les yeux.

L'on pourrait prendre l'exemple d'autre pays: la Chine où la France a dû «faire amande honorable » suite aux représailles économiques lors des J.O sur la question du Tibet(ce qui n'a pas été le cas des USA et de l'Allemagne).

Que penser de l'attitude des grands pays devant la Birmanie, Cuba, la Corée du Nord, l'Iran, et plusieurs pays d'Afrique et d'Asie et enfin du Moyen Orient; il y aura toujours deux poids deux mesures et l'on reconnaîtra toujours des ratés le jour où le peuple se « libérera » lui même.

La situation dans plusieurs de ces pays est suffisamment grave pour que les grands pays démocratiques aient une politique concertée pour arriver à des solutions respectant à la fois le devoir de « non ingérence » mais aussi les aspirations du peuple et de la jeunesse et qui éviteraient une radicalisation type Iran.

Ce qui se passe en Egypte va être un vrai test grandeur nature.

lundi, 17 janvier 2011

Misère et révoltes! suite...

Ecris le 11 janvier, qui aurait pu dire que le 14 janvier c'était devenu un réalité en Tunisie? Et maintenant? A quel pays le prochain tour? C'est la jeunesse majoritiaire dans ces pays qui donnera la réponse: soif de liberté, de reconnaissance, de bien être, d'ouverture...Et à l'heure d'internet et des réseaux sociaux cette jeunesse a trouvé une nouvelle "arme" mais surtout un allié.

Esperons simplement que ce qui s'est passé en Tunisie servira de leçons et que des évolutions rapides se feront dans d'autres pays afin d'éviter des "bains de sang".

mardi, 11 janvier 2011

Misère et révoltes!

Les émeutes en Algérie et en Tunisie ne sont que la suite logique d'une politique d'incurie, de corruption, de confiscation des richesses qui caractérisent ces deux pays depuis des décennies. Une jeunesse très importante (plus de 40% de la population) et éduquée, élevée à l'ère d'internet, de la mondialisation de l'info et qui n'accepte plus de voir leur « misère », leur retard, alors que leur pays est riche, plein de potentiel et d'atouts mais inaccessible à la majorité d'entre eux.

Beaucoup de pays du Maghreb, du Moyen Orient, d'Afrique et dans une certaine mesure, la Chine (voir la révolte des ouvriers de l'Iphone) devraient se méfier de ces révoltes d'une jeunesse qui n'a plus rien à perdre, éprise de bien-être et de liberté et surtout de travail et de reconnaissance.

La lutte « officielle » contre le fondamentalisme, ne doit pas cacher l'arbre dans la forêt... C'est la misère, le chômage, la corruption qui permettra au fondamentalisme et aux extrémistes de se développer , de recruter et non pas la « dictature ».

L'Europe ne peut pas rester muette devant une telle situation qui est explosive à tout point de vue, pour ces pays, leur population mais aussi pour la Communauté Européenne vers laquelle tout naturellement ces jeunes cherchent un échappatoire. Peut être serait il temps de faire comprendre à certains dirigeants de « laisser la place » avant que les jeunes de ces pays ne prennent le pouvoir sans savoir alors où cela mènera!

vendredi, 17 décembre 2010

Wikileaks: quelle affaire?

« C'est le rêve de l'historien. Et le cauchemar du diplomate ». « Il y a un intérêt public à savoir comment fonctionne le monde et ce que l'on fait en notre nom. Il y a aussi in intérêt public à ce que la politique étrangère soit menée de façon confidentielle. Et ces deux intérêts sont contradictoires » Ces deux phrases de Timothy Garton Ash, Professeur d'histoire à l'université d'Oxford peuvent résumer cette affaire (voir le Monde 2/12/10 http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/12/01/les-documents-secrets-reveles-par-wikileaks-relevent-de-l-interet-general_1447403_3232.html)

Mais l'affaire Wikileaks ouvre aussi d'autres questions: - la sécurité des informations à l'ère d'internet? - la réalité de certaines analyses finalement assez justes et réconfortantes et l'utilisation qui en est faite?




- La sécurité des informations à l'ère d'internet: cette question est sans aucun doute une des plus importante surtout venant de la première puissance du monde. Aujourd'hui le « privé » n'existe plus et donc le confidentiel encore moins. Or ces deux qualificatifs font partis de la vie de tout à chacun et du respect de l'homme. On le voit avec la vitesse de l'information, les réseaux sociaux, les cookies, les messages pub... Ce qui est vrai pour les individus l'est aussi pour les états et toute structure sociétale. Devant les « progrès de la technique » arrivera t on un jour à recréer cette vie « privée » et cette confidentialité? Doit on en douter?

Beaucoup des analyses de ces diplomates sont tout à fait pertinentes et réconfortantes dans le fait que finalement le métier de diplomate n'est pas aussi inutile que cela, et tout dépend de l'utilisation que l'on fait de ces informations. Leurs points de vue ne sont sûrement pas les seuls du genre et tous les grands pays avec une diplomatie recourent aux mêmes types de « télégrammes »: la France, la Chine, l'Allemagne, la Russie, le Royaume Unie... Ces « opinions » permettent d'informer pour ensuite et après analyse, prendre les décisions de politique étrangère et de relations entre les « grands de ce monde ». Elles expliquent aussi en partie certaines positions postions sur l'Iran, la Corée du Nord...

Doit on en vouloir à Wikileaks? Deux choses sont certaines: - Il est inquiétant que la première puissance du monde se voit piraté ses « secrets » diplomatiques par un jeune de 22ans; l'on croit revenir aux pires moments du 11septembre ou les services secrets n'ont rien vu venir malgré des indices plus qu'inquiétants. - Le secret diplomatique a toujours existé et est nécessaire pour régler un certain nombre de conflits; il se doit de continuer à exister mais il donc est primordial que les état se donnent de véritables moyens pour cela et ne fassent pas porter sur les autres leurs « négligences ».

Enfin ne tranformons pas Wikileaks en "victime" car alors où s'arrêtera le déferlement internet?

mercredi, 3 février 2010

Haiti: un cas d'école

La catastrophe qui vient d'arriver en Haiti a soulevé dans le monde entier émotion, intervention, aide etc....Plus de 1.500 milliards de $ ont été accordés. Mais ensuite?... Il faut environ 5 milliards par an pendant 5 ans pour la reconstruction. Comment sera t elle effectuée et conduite lorsque l'on sait qu'un des grands problèmes de ce pays extrêmement pauvre est la déforestation? D'autre part comment seront "gérés" la corruption, le manque d'élite, le désintérêt international récurent jusqu'à ce jour? L'écologie et les nouvelles énergies dont on parle tant seront elles une priorité dans la reconstruction?

Toutes les bonnes intentions, paroles et dons seront-ils vraiment des réalités, pendant combien de temps et pour quoi faire? Les grandes puissances, le G20 ...seront ils à la hauteur de leur promesse? Un vrai cas d'école en réalité!

dimanche, 18 octobre 2009

Communication et pauvreté

Avec les moyens modernes de communication (télévision, internet, numérique…) plus aucun événement dans l’endroit le plus éloigné de notre planète ne reste « inconnu » : guerres, attentats, catastrophes naturelles, famines ou gaspillage, excédent de richesse, élections, « peoplelisation », consommation, liberté d’expression… L’on peut et l’on doit se demander comment les populations pauvres qui ont également accès, même partiellement à ces informations, réagissent à ces situations ? La crise a révélé des excès, des abus, mis en évidence des inégalités croissantes face à la richesse, au climat, aux ressources naturelles, à la santé, à l’éducation…

Plus le temps passe moins ces populations resteront inertes devant de tels faits. Les pays riches l’ont-ils compris ? Lorsque l’on sait que plus d’un milliard d’êtres humains souffrent de la faim dans le monde et que plus du double vivent en dessous du seuil de pauvreté, l’on se trouve devant une situation explosive.

L’émigration clandestine qui en découle en partie est accélérée également par un phénomène de « surinformation » déclenché par un « rêve » qui souvent se révèle être un cauchemar. Que l’occident, ou les pays du G20 ne puissent « accueillir toute la misère du monde » est un fait, mais attendre l’explosion n’est pas non plus une solution. Les murs, barrières, réglementation ne pourront rien devant une vague de désespoir, lorsque l’on a plus rien à perdre l’on ne recule devant rien. La violence devient alors la seule règle sans parler d’une certaine forme de terrorisme qui pousse sur cette pauvreté.

La disparition de certaines iles du pacifique dans 20 ans dû au climat, la famine au Soudan,au Niger, au Kenya, les révoltes en Birmanie ou au Tibet…sont autant de situations où les populations concernées savent très bien ce qui se passent dans les autres pays et donc peuvent comparer .

Nous fêtons la chute du mur de Berlin : les échanges ont accélérées cette chute mais aujourd’hui ces échanges sont des milliers de fois plus rapides et donc accélèrent la prise de conscience de ces désespoirs et injustices, manque de libertés...

Il serait temps que les pays développés mettent en priorité sur leur agenda ces inégalités croissantes avec une politique de croissance durable, socialement et économiquement juste, sinon ils risquent de se réveiller brusquement mais il sera trop tard.

lundi, 14 septembre 2009

Les nouvelles guerres, conséquences de la mondialisation: les guerres d'influence.

Si la négociation du contrat du Rafale telle qu'elle est racontée dans les Echos de ce jour est exacte ("comment Barack Obama a failli faire perdre les français") cela donne beaucoup de poids à la tribune de JP sur le site de Polémia du 27/08 09 et du blogdudemocrat.org, que nous citons ci dessous en intégralité.

Encore une fois il ne s'agit pas de faire de l'antiaméricanisme mais de prendre conscience qu'aujourd'hui les guerres ne sont pas uniquement militaires mais bien globales, cad: économiques, sociales, religieuses, financières ...et que la France, l'Europe se doivent d'être préparées et armées vis à vis de tels défis. L'on pourrrait citer également en exemple la présence chinoise en Afrique.




"On peut observer cinq formes originales des méthodes et canaux de l’influence américaine. Tout d’abord, de quoi s’agit-il lorsque l’on parle « d’influence » ? L’influence appartient au domaine de l’Intelligence Economique. L’objectif est d’influencer les médias, opinions et gouvernants étrangers dans le but de préserver ou accroître le poids économique et politique, en l’occurrence américain.

Quelques exemples : Vous souvenez-vous (2004) de l’affaire médiatique du saumon d’élevage européen qui provoquerait le cancer ? Une étude parue dans Nature démontrait que le saumon d’élevage européen, de par son alimentation en farine animale (poisson) était dangereux pour la santé, « cancérigène ». Or, cette étude provenait d’un laboratoire américain qui démontrait que l’alimentation en huile de soja, notamment transgénique, et de lin, était préférable. Et c’est une alimentation qui se fait aux Etats-Unis. Donc, le saumon d’élevage et le saumon sauvage américains sont par contre, eux, sans danger pour la santé du consommateur. Or, le laboratoire dépendait d’une « ONG » dirigée par d’anciens collaborateurs d’entreprises américaines pétrolières et d’huile transgénique. L’étude a été commandée et financée par cette ONG. L’objectif était d’inciter à la consommation de saumon américain et amener les éleveurs européens à l’achat de cette huile de soja et de lin de leurs anciens employeurs… Cette étude oubliait d’informer qu’elle s’était basée sur l’analyse de « 3 » (sic) saumons européens, à la traçabilité douteuse, sans faire le lien avec leur environnement. Enfin, les producteurs d’huile transgénique, de lin et de soja évitent par contre toute étude sur les conséquences pour la santé du consommateur de saumon s’alimentant de leurs produits.

Autre exemple : la grippe aviaire. Grosse affaire médiatique. Impact sur la santé ?… L’important était de paniquer les opinions publiques pour inciter les Etats à se munir d’importants stocks de vaccins anti grippe aviaire. En fait, la communication provenait « d’études » américaines, et il existait un laboratoire qui produisait ce vaccin. Laboratoire, vous l’aurez compris, américain, appartenant, surtout, au vice-président de l’époque, Dick Cheney.

Je n’aborderai pas des sujets tels que l’instrumentalisation de la Turquie, par nos amis Américains, pour déstabiliser l’Union Européenne concernant son identité, le soutien aux conservateurs polonais qui achètent de l’armement U.S. et s’opposent à la construction européenne, l’encerclement de l’Iran par l’Afghanistan et l’Irak, la déstabilisation de l’ancien pouvoir dictatorial de Saddam Hussein et de sa clique pour dégager l’influence française et rafler les marchés de reconstruction, de l’armement et du pétrole.

Bref, quelles sont ces cinq formes originales de l’influence américaine ?

1 ) La première, la plus cynique, est la manipulation d’ONG et la création de certaines par des « agences » de l’Etat américain. Le journal Le Point m’a surpris en abordant ce sujet fin juillet. Pourquoi surpris ? Parce que cet excellent hebdo connaît une évolution désagréable vers une pravda sarkozienne, donc suit le cheminement « atlantiste ». En effet, des ONG sont utilisées par l’Etat US. Elles peuvent aborder la question de la santé (pour valoriser des produits US), de la culture (idem), de l’écologie (Greenpeace est financée, en forte partie, par des sociétés pétrolières américaines, c’est pour cela qu’elles ne dénoncent pas , ou alors de façon « cadrée », les errements de ces sociétés, mais a pour spécialité de dénoncer le nucléaire français…, jamais le nucléaire US et les entreprises US qui construisent des centrales nucléaires…), ou encore de « l’éthique politique ». En ce moment, certaines ONG (comme Transparency Internationale, Sherpa) dénoncent les dictatures, ou simili démocraties, africaines (surtout le Congo Brazzaville, la République Démocratique du Congo, le Gabon). Les dirigeants africains incriminés sont, comme par hasard, des politiques proches de la France. Car en réalité, l’Afrique connaît une guerre d’influence particulièrement violente entre Français, Américains et Chinois. Il s’agit de s’assurer la vente d’armes, de biens manufacturés, et l’achat de matières premières (pétrole, cuivre, etc.). Ces ONG ne parleront pas de pays africains anglophones… Nous avons connu par le passé ces tentatives de déstabilisation : le Rwanda et l’ex-Zaïre lié à la France, et l’Ouganda, lié à la Grande-Bretagne et l’Amérique. Au Maghreb, les Américains ont longtemps soutenu et financé les partis islamistes (exp : Front Islamique du Salut en Algérie). L’objectif est toujours de réduire l’influence française pour la remplacer par la sienne. Les conséquences sont parfois désastreuses… Je ne veux en aucun cas soutenir les dictateurs africains, mais il ne faut pas pour autant se montrer naïf.

2 ) Autre formule intéressante : la dénonciation des comptes bancaires secrets. Certains médias US et ONG attaquent exclusivement la Suisse et ses banques ces temps-ci. Pourquoi ? Parce que les Américains sont le deuxième pays au monde à posséder ce genre de comptes. L’objectif est de contrôler les banques qui permettent ces comptes. Or, la Suisse n’est pas « contrôlable », il faut donc déstabiliser ses banques pour que les propriétaires de comptes secrets aillent vers des banques, dans les îles Caïmans ou autre par exemples, sous l’œil du Brother US… Pas bête, n’est-ce pas ?

3 ) Il y a aussi les fonds financiers » ou « fonds vautours », avec des directions ou finances liées à l’Etat américain. Ces fonds attaquent une entreprise, déstabilisent ses dirigeants ou propriétaires, influencent les « stakeholders » (parties prenantes, comme les actionnaires). On a eu un bon exemple en France avec GEM Plus : entreprise française leader mondial des cartes à puces, elle a connu une déstabilisation de ses actionnaires, de ses dirigeants (faire croire à une mauvaise gestion, à une passe financière catastrophique), l’intrusion d’un « fonds vautour » qui a progressivement contrôlé (éviction des anciens dirigeants, placer des nouveaux dont certains proviennent de la CIA) l’entreprises jusqu’à délocaliser le siège au Luxembourg et avoir la majorité des parts. Ces « fonds vautours » s’attaquent à des entreprises dites « stratégiques » (High Tech, forte valeur ajoutée, leaders, etc.) pour l’intérêt des entreprises US et de l’économie américaine. Ce qui me paraît naturel. Mais ces fonds s’attaquent aussi à des Etats fragiles, endettés, comme en Afrique ou Amérique du Sud, afin de « contrôler » leurs dettes et les assujettir (Congo Brazzaville).

4 ) Autre moyen efficace : la religion. Les mouvements Evangéliste, Pentecôtiste, ou autres courants protestants prosélytes. Ces mouvements se sont insinués en Amérique Latine et en Afrique depuis plus de deux décennies. On retrouve le lien entre la droite américaine et leurs alliés « puritains ». La stratégie est un peu à la jésuite d’hier : influencer les dirigeants politiques, faire de la charité et du prosélytisme pour « cadrer » les populations. Ainsi, les catholiques d’Amérique Latines connaissent bien cette concurrence qui soutient parfois même des candidats politiques… Il ne s’agit pas du simple pratiquant qui est un vrai croyant, mais des responsables de ces courants religieux parmi lesquels l’ont retrouvent fréquemment des employés d’agences américaines (un peu à la façon du parti communistes d’avant 1989)…

5 ) Dernière formule, la plus discrète mais la plus ravageuse pour nos entreprises : la bataille des normes. Il s’agit ici de normes de construction, de qualité, de contrôle. Les anglo-saxons sont très en avance dans ce domaine qui détermine le cadre de la production et du management industriels, par les « ISO ». Français et Européens se sont réveillés tardivement et peinent à imposer leurs normes. Or, cela concerne l’avenir même de l’activité industrielle de tous pays, de leur indépendance économique.

Il ne s’agit en aucune façon ici de faire un article suintant l’anti américanisme. Je ne suis pas un « anti américain primaire », ni même secondaire. L’objet de ces mots est de faire le constat des pratiques d’influences américaines afin de ne pas se coucher plus idiot ou naïf ce soir quand on entend parler d’ONG, d’OPA, de spiritualité, de management, etc. Dans ce domaine de l’influence, les Américains ont toujours été efficaces et précurseurs. Et Russes, Chinois et Européens peuvent l’être aussi. Mais quand on parle d’Européens, la réalité est l’Etat nation : Allemand, Français, Britannique, etc. Le manque d’Europe, de politique économique européenne, de structuration étatique européenne, nous laisse faibles par rapports aux USA, Chine, Russie, Brésil, Inde, etc. car il s’agit de taille et de capacité de puissance, d’unité de commandement et de politique…

Hier, la France « influençait », comme en Afrique. L’abbé Charles de Foucauld œuvrait pour la République… Mais nos moyens sont bien légers au regard de la concurrence internationale et des capacités de nos concurrents. Encore une fois (sur ce blog), la question concerne l’Europe, la politique économique, les enjeux territoriaux, bref, nous parlons d’Intelligence Economique.

Et nos économies européennes, nos dirigeants, ne travaillent pas souvent en « bonne intelligence »…"

J.P. 27/08/2009 in Paradigmes, Europe, Idées fortes http://www.blogdudemocrate.org/2009/

dimanche, 2 août 2009

L'ile de Socotra: un défi pour la communauté internationale

L’émission récdente de Thalassa présentant cette ile de l’océan Indien pose la question de la mise en pratique de toutes les déclarations internationales sur le développement durable, humain, politique, économique et social….

Encore presque vierge de toute nuisance moderne, une végétation endémique, une population pauvre mais avec des traditions séculaires et très fortes, des paysages « idylliques » une mer poissonneuse, presque tout pour attirer la convoitise de la mondialisation.

Face à cette ile, territoire yéménite, comment l’ONU, l’Unesco, le FMI (qui vient de débloquer 17 milliards pour les pays pauvres), la Banque Mondiale, le G20 et tous les organismes s’occupant de développement des pays « pauvres » vont-ils réagir et s’impliquer : un beau cas d’école…

Socotra passera t elle du « moyen âge » au XXIème siècle en quelques années avec tous les excès de la mondialisation, du tourisme à outrance, de la perte d’identité, de la société de consommation…ou au contraire l’aidera t on à résister à un tel envahissement et à trouver son développement à son rythme en respectant son histoire, sa géographie, ses traditions, ses valeurs, ses richesses maritimes, ses paysages…Son classement au « Patrimoine Mondial Naturel de l’Humanité » sera-t-il suffisant ?

Les paroles des politiques sauront elles se traduire en acte ou resteront elles uniquement des bonnes paroles ? A suivre….

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