dimanche, 2 décembre 2018

Lettre ouverte au Jupiter de France

Ce blog n’a pas pour habitude de commenter la situation intérieure mais cette fois-ci fera exception car elle est très grave.

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jeudi, 22 juin 2017

Bonne chance Monsieur le Président !

Vous avez été élu, avec 20.754.000 voix sur un total de 47 millions d'électeurs mais le réel gagnant fut le partie de l'abstention, des votes blancs et nuls avec 16 millions de voix, « gagnant » que l'on retrouve dans les élections législatives avec 57,36% de non votants et 2,95% de vote blancs.

Vous entrez dans une ère inconnue où une majorité de français rejette la classe politique, où la nation est divisée et où certains mots comme Liberté, Égalité, Fraternité, Nation, Langue, Drapeau, Travail sont niés, dévalorisés ou ont perdu leur vrai sens. Vous allez avoir à conduire des réformes indispensables, que vous avez annoncé à l'avance, mais certaines seront contradictoires en fonction des catégories sociales visées . D’autres trouveront un écho défavorable dans les rues. Cela aura valeur de test pour savoir si vous êtes enclin au discours ou à la fermeté pour mener votre politique.

Vous et votre gouvernement vont devoir s'attaquer au chômage, à l'insécurité, au communautarisme, à la précarité, au développement économique, social et technique, à l'éducation, à la reconstruction de l'Europe – où vous avez fait naître de grands espoirs et bravo - , aux défis de la mondialisation, à la révolution technologique et aussi à « réinventer » la vie démocratique…. Le gouvernement unioniste que votre premier ministre et vous même avez nommé, faisant fi des courants politiques dont ses membres sont issus, aura fort à faire pour contenter les attentes des français, après les politiques incertaines menées par vos prédécesseurs.

L’assemblée nationale, jeune et rafraîchie, devra aussi se forger à vitesse rapide une expérience législative, et ne pas être juste une assemblée de « béni-oui-oui » élus parce que juste représentatifs de votre nom.

L'avenir proche nous dira comment vous aller arriver à réaliser tous ces objectifs qui forcement vont soulever des oppositions. Vous avez le pouvoir mais peu de temps pour « le mettre en marche » et avoir des résultats qui permettront de « réconcilier » un majorité de français avec leur pays.

Espérons que vous réussirez et bonne chance Monsieur le Président!

dimanche, 15 novembre 2015

Nous sommes en guerre!

Nous sommes en guerre sur le terrain au Proche Orient contre daech ; mais nous sommes aussi en guerre sur le sol de la République contre daech et ses relais locaux. Depuis des années, une minorité salafiste extrémiste infiltre certaines mosquées et quartiers. Le gouvernement, les RG, l'administration nationale et territoriale, l'armée, la police , TOUT LE MONDE le sait !

Va-t-on continuer à « faire l'ange » et brandir les Droits de l'Homme et autres principes fondamentaux de l' histoire de notre pays alors qu'aujourd'hui le principal droit pour un citoyen est de vivre et vivre en paix !

N'oublions pas que nous sommes en 2015, à l'ère d'internet et que nos ennemis utilisent les armes de notre temps alors que nous en sommes encore à pérorer sur les grands principes de l'humanité.

Peut-on encore accepter certains prêches ou conférences, peut-on encore accepter certains quartiers où la police ne se rend pas, peut-on encore accepter de vider les prisons?

L'union nationale n'est pas la faiblesse nationale ; la lutte contre la barbarie et les extrémistes doit parfois utiliser les mêmes armes que celles utilisées par nos ennemis. Les attaques par drônes, malgré les dommages collatéraux qui posent question permettent d'éviter à nos soldats de perdre la vie . Les attentats d'hier n'ont touché que des innocents et n'oublions pas aussi leur famille.

Mais arrêtons de nous voiler la face derrière la laïcité, le vivre ensemble, l'islamophobie. Une réalité est certaine : daech veut anéantir l'occident, décadent pour lui et utilise toutes les armes en sa possession, sans aucun scrupule, retenue, modération. Peut-être devrions nous changer de méthode et de type de réponse ? Peut-être la communauté musulmane modérée devrait elle-même s'impliquer en fonction de ses possibilités dans cette lutte ?

Il faut en même temps que l'Europe, concernée par cette guerre mette en place rapidement une riposte commune mais aussi et surtout une politique commune au Proche-Orient. En politique internationale le principe de réalité est parfois nécessaire.

Enfin il devient indispensable que nos gouvernants se penchent, non pas de façon partisane et avec une posture politique sur les ghettos et communautés qu'ils ont laissé se constituer depuis des décennies, sans travail et sans avenir, vivier de ces « combattants » qui ne reconnaissent ni foi, ni loi, ni leur famille, ni leur pays et sont totalement manipulés.

L'Europe "a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre".

mercredi, 11 mars 2015

Ras le Bol!

Messieurs les politiques, les journalistes et autres « bien pensants » arrêtez de faire la promotion du FN, de ne parler que de lui, de vous faire peur et de nous faire peur ! Plus un débat de télévision, de radio, de titre de médias ne parlent des vrais enjeux des élections, du rôle des institutions locales , des vrais questions qui concernent les français.

Si 30% des français disent vouloir voter FN aux élections départementales et mettre Marine Le Pen en tête du 1er tour en 2017, vous êtes vous une fois posé la question du « pourquoi » ? Les responsables ce ne sont pas les français et les électeurs mais vous ! Vous êtes devenu une « caste » et vivez entre vous tout en voulant imposer votre point de vue. Vos débats entre politiciens et/ou pournalistes deviennent insupportables, la France « profonde » n'y comprend plus rien et s'en fou !

Alors de grâce, plutôt que de stigamatiser une partie des français, de faire vos gros titres sur un parti qui est légal, parlez nous de vos réformes, de vos projets et des sujets qui concernent notre vie. Il y a de vraies questions importantes où vous avez nous l'espérons des choses à dire et à faire: déficit, retraites, pouvoir d'achat, chômage, éducation, europe, créativité, investissements, pouvoir local …........etc.

De quoi rédiger de beaux discours et de beaux titres ! Un parti, un média ne se définit pas par rapport à des oppositions et des opprobres mais plutôt par rapport à des propositions et à l' adhésions de ses électeurs et lecteurs.

Si vos pronostics se vérifient, vous en serez les seuls responsables mais ce seront l'ensemble des français qui auront « la geule de bois » !

lundi, 20 janvier 2014

Affaire Hollande/Gayet

Madame Trierweiler est à la Lanterne, résidence d'Etat, Madame Trierweiler a un cabinet de 5 personnes à l'Elysée, Madame Trierweiler accompagnait le Président de la République en voyage Officiel ou d'Etat, Madame Trierweiler a sa fondation en tant que compagne du Président de la République.

Madame Trierweiler d'après les médias « bien pensants » serait un personnage privé.

Les sondages indiqueraient que 56 % des français pensent que l'affaire Hollande/Gayet est une affaire privée; mais alors quelle question leur a-t- on posé en fonction de ces quelques éléments qui ne sont pas exhaustifs.

Il est d'une hypocrisie totale d'affirmer que cette « comédie républicaine » relève uniquement de la sphère privée puisqu'elle entraine forcemment des conséquences pour deux personnes publiques et pour notre pays.

lundi, 6 mai 2013

Un an

Cacophonie, zizanie, zig zag, couacs, faiblesse, sans cap, sans autorité, sans compétence, sans courage, catastrophique, inaudible, déception, décalage........

L'on pourrait ainsi décliner sans fin les adjectifs donnés au Président et au Gouvernement. L'on pourrait en rire si la situation n'était pas aussi grave : chômage en augmentation, paupérisation, désindustrialisation.

Après un an de pouvoir que penser ?

- Certains diront , dont le gouvernement, que beaucoup a été fait par rapport aux 60 propositions ; peut être mais la confiance n'est plus là (sauf encore pour les emprunts d'Etat) :

Que ce soit les attaques sur les entreprises, les riches, les reculades sur la taxe à 75%, la taxation des plus valus de cessions d'entreprises suite à la monté en ligne des « pigeons », les fermetures d'usine et les engagements non tenus, les signaux donnés sont totalement brouillés.

Il serait d'ailleurs intéressant d 'analyser l'attitude du pouvoir par rapport à un millions de manifestants dans la rue et la bronca d'une centaine de pigeons qui l' a fait reculer. L'économie a t elle plus de valeur que la défense de valeurs ?

- Les relations avec l'Allemagne, sont malgré les bonnes paroles officielles, pour le moins dégradées et les antagonistes forts. Or la relation franco allemande est indissociable de la construction européenne.



Les grandes paroles sur la croissance en Europe : «je renégocierai les traités etc...» sont restés lettre morte pour plusieurs raisons : élections en Allemagne, nécessité impérative de réduire les déficits (or la France n'y arrive pas – 4,3% en 2014 ), besoin d'une vision commune sur les décisons écomiques et industrielles à prendre. Avec en prime un grand danger, le désamour de l'Europe pour l'ensemble des citoyens, car le chômage aumente, (+ de 12% dans l'ensemble de l'Europe), une montée des extrêmes et un risque de radicalisation lors des prochaines élections européennes.

D'autre part nous commençons à devenir la risée de toute la presse internationale ce qui est inquiétant et nouveau.

- Le modèle de social démocratie n'est sans doute pas le bon en temps de crise car des mesures fortes s'imposent pour changer la courbe du chômage, la relance de l'économie et créer de la croissance.

Les bonnes paroles et les voeux pieux ne suffisent plus. S'attaquer au valeurs, comme la réforme du « mariage pour tous » ou la loi sur la transparence est sans aucun doute plus facile que de s'attaquer au déficit publics et aux dépenses de l'Etat.

Les « faux amis » à l'intérieur du parti socialiste rendent aussi impossible toute ligne claire et volontariste ; les déçus et les ambitions personnelles sont devenus la ligne directive du moment. Que penser aussi du « mur des cons » et de l'indépendance de la Justice? .

Comment redonner confiance car la société est coupée en deux, privée de repères où le politiquement correct devient la règle et où les déçus du pouvoir sont majoritaires si l'on en croit les sondages ?

  • Remanier : sans aucun doute ce gouvernement est inaudible, pléthorique et contre productif. Resserer l'équipe est un impératif. Changer de 1er ministre, mais pour nommer quel égo?

Un gouvernement national chez les gaulois serait par contre un rêve absurde.

  • Dissolution : les expériences antérieures ne sont pas encourageantes pour le pouvoir et en plus ce n'est pas dans l'adn poltique du Président.

Même si la situation de l'UMP est catastrophique, un tel scénario risquerait une montée des extrêmes, en particulier de la droite et un affaiblissement de la gauche que cette dernière souhaite à tout pris éviter après tant d'années d'opposition.

Il serait d'ailleurs temps que l' UMP arrive à régler la question de sa position par rapport au FN et surtout par rapport à ses électeurs qui sont des citoyens normaux mais écoeurés et déçus. Quant au parti socialiste qui admet que la gauche de la gauche est « fréquentable » elle risque également d'en payer rapidement le prix

  • Mais 2013 : comme mai 68 ? Mais l'histoire ne se repète jamais comme on le croit ou le veut; d'autre part ce serait la pire solution, quand la rue se réveille elle devient incontrôlable.

Réformer et réduire kes déficits sont la seule solution, vite et fort.

L'Europe nous donne deux ans de plus pour atteindre les 3% de déficit ; au pouvoir en place d'en tirer les conséquences et d'avancer avec determination dans les réformes : des retraites privées et publiques, de la sécutrité sociale et de ses abus, des structure territoriales, de la compétitivité et de la fluidité du travail tout en priviliégiant un équilibre social à la française et en redonnant aux différents secteurs économiques et à la recherche le dynamisme qui lui fait défaut.

Cette poltique ne peut se faire que dans le cadre de l'Europe qui ne doit pas être uniquement une réunion de technicens mais une institution qui doit reformuler un projet, redonner espoir et objectifs aux concitoyens et investir sur des projets d'avenir et créatifs d'emploi ou une certaine solidarité n'est pas absente. Les sujets ne manquent pas : défense, agriculture, télécom, sidérurgie, transports...Comment renouveller le succès d'un EADS dans d'autres dommaines ?

Sortir de l'Euro et de l'Europe serait aller dans le mur.

Le pouvoir actuel sera t il capable de relever ces défis, de redevenir un moteur de la construction européenne, c'est la grande inconnue, mais il n'y a plus de temps à perdre, car sinon le déclin est inévitable et le réveil sera douloureux.

lundi, 11 mars 2013

Le calme avant la tempête.

Le silence assourdissant sur les réformes nécessaires à notre pays laisse perplexe.

Sauf sur les sujets de société (mariage pour tous, fin de vie, suppression des jurys populaires...) toutes les promesses économiques du candidat Hollande sont restées lettre morte . A part avoir dénigré et combattu ce qu'avait fait son prédécesseur , aujourd'hui on se trouve dans une situation étonnante où l'Europe risque de nous forcer à faire des réformes et rentrer dans une rigueur toujours niée.

Les dernières déclarations sur « l'inéficacité » de la réforme des retraites du précédent gouvernement au prétexte qu'elle n'avait pas résorbé le déficit ou que « le bateau prend l'eau » sont affligeantes ! Si rien n'avait été fait où en serait on ? La gauche a combattu cette réforme mais aujourd'hui sous la pression des déficits elle est obligée d'en faire une qui cette fois ci touchera tout le monde, des plus jeunes aux plus agés et ira encore plus loin que le gouvernement précédent. Quant on entend un premier Ministre dire que les hausses d'impôts ne touchent qu'un français sur dix, faut il en pleurer ?

2 français sur 3 ne font pas confiance aux deux têtes de l'Etat. Même si les sondages sont toujours à prendre avec précaution, « il n'y a pas de fumé sans feu ».

Il est inquiétant de voir le désintérêt de la France profonde pour les politiciens, attention de ne pas se retrouver dans le syndrome de l'Italie. La France a de nombreux atouts mais a t elle les hommes politiques qu'elle mérite ? Le spectacle récent de la droite et l'inertie de la gauche sont peu encourageants pour l'avenir si une classe politique nouvelle, proche des français, dynamiques et tourné vers l'avenir ne se lève pas.

Quel avenir veut on pour notre pays 5ème puissance économique mondiale ? : Une économie forte et dynamique où industrie, agriculture, services, R & D seront les fers de lance des années à venir et au service de l'emploi et des citoyens ou voulons nous un pays replié sur lui même, arc bouté sur ses avantages acquis, où les communautaristes et individualistes feront la loi.

Les signaux donnés par le gouvernement : suppression des jours de carence aux fonctionnaires, immunité des syndicalistes en cas de casse, déclarations anti entreprises du Ministre du redressement productif etc...ne vont pas dans le sens d'une bonne politique économique et des réformes indispensables. Les mesures pour l'emploi des jeunes permettront sans doute de stabiliser le chômage mais avec des emplois plutôt publics et par forcemment perennes.

La guerre au Mali, sans en discuter le bien fondé et le courage de nos troupes, ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt !

Redonner une dynamique et une confiance à notre pays s'impose. Tout baser sur la relance sans avoir une vraie politique industrielle et de réductions des coûts est un leure que l'Europe aura du mal à accepter. Quoi qu'il en soit il est urgent d'agir car « le calme avant la tempête » n'est jamais bon!

vendredi, 29 juin 2012

La guerre des chefs

A gauche, elle a été réglée provisoirement par l'élection de François Hollande à la tête de l’État.

A droite, elle va refaire rage pour la direction de l'UMP, ses courants et les prochaines élections.

Notre pays adore ces guerres personnelles au service de qui et de quoi ?

La droite a durant 5 ans perdu toute les élections, POURQUOI ? Trop facile de dire que c'est la faute du conseiller de l'ancien Président ou du Président lui même. N'oublions pas que les votes blancs ont représentés 5,82 % des votants contre 2,% habituellement et que l'élection s'est joué à 1,64%. des voix.

Comment la droite a t elle communiqué sur les réformes engagées et nécessaires ?

Comment la droite a t elle prise en compte la détresse des 10/12% de français vivant en dessous du seuil de pauvreté ?

Comment la droite a t elle géré « l'incompréhension » des français face au milliards de soutient aux banques et évoqués tous les jours dans la presse, alors qu'une majorité d'entrepreneurs ou de salariés se battent pour garder leur outil de travail ou leur emploi ou obtenir un crédit?

Comment la droite a t elle répliqué à la démagogie de l'extrême gauche face à la crise économique et aux alliances Partie socialiste/gauche de la gauche?

Comment la droite a t elle essayer de résoudre son dilemme entre les votes du Front National et de ses propres électeurs ?

Un conseil : n'oubliez pas que vous êtes au service de vos concitoyens et non de votre carrière, que vous avez perdu 5 élections et que votre seul DEVOIR, si vous voulez revenir au pouvoir c'est de vous poser la seule vraie question : comment regagner la confiance de nos concitoyens défendant des valeurs communes et une politique de développement économique au service de tous, dans une période de crise qui risque de s'amplifier? L'ego est important pour un homme politique mais il est aussi et souvent source d'erreur et ou d'obstination mal placée .

Une fois pour toute, réglez aussi votre position par rapport aux électeurs du FN ; ce sont des citoyens à part entière et quelque soit vos états d'âme (en dehors bien sûr des paroles et attitudes excessives de certains dirigeants) il font partie de votre électorat « normal ».

Vous devrez RASSEMBLER ET VOUS RASSEMBLER, surtout que depuis la débâcle du Modem, beaucoup de nos concitoyens doivent se sentir orphelin.

A bon entendeur....! Et à suivre en 2014.

mardi, 24 janvier 2012

Manifeste! Le grand Gala des Enfoirés . Il circule sur internet faites le suivre!

Le Grand Gala des Enfoirés



Le cas Emmanuelle Béart est intéressant : elle manifeste en France pour encourager les Français à accueillir et nourrir les "sans papiers", puis retourne en Suisse, tranquillement. Belle enfoirée !



L’affreux Florent Pagny vit en Argentine, refuse de payer ses impôts en France, est connu par tous ses amis pour être un joyeux fêtard et un panier percé, mais il vient donner des leçons de générosité aux français avec le Concert des Enfoirés. Bel enfoiré, en effet.



Le cas Noah est passionnant, il vit aux USA, vient en France faire la promotion de son dernier album, encaisse ses royalties grâce à ses admirateurs béats qui l'élisent régulièrement " Français le plus populaire de l'année ", et ne repart jamais aux USA sans vomir sa haine. Et refuse de payer un redressement de plus de 500 000 euros ............

«Depuis quinze ans, les services de Bercy reprochent à Yannick Noah d'avoir continué à résider majoritairement en France en 1993 et 1994 où, selon le Canard enchaîné, il possédait 17 comptes bancaires, alors qu'il s'était fait domicilier en Suisse. Le fisc l'a condamné à verser 1.037.827 euros d'amendes, une somme finalement ramenée quelques années suivantes à 500.000 euros, après déductions fiscales et retrait d'une amende pour mauvaise foi», rappelle Le Journal l'Expansion.

Le comble c'est que les Socialistes lui font jouer la vedette américaine pour le grand congrès de lancement de François Hollande au Bourget, un FH qui donne en plus des leçons de morale ....

Pourquoi osent-il se montrer en public ? Parce que cela continue de leur rapporter de l’argent ! Profiter du socialisme et des pauvres gens naïfs non informés, leur permet de se faire de l’argent sur leur dos. De beaux enfoirés ! A la veille d'une grande période d'austérité et un plan de rigueur pour la France, on peut trouver utile de connaître la liste, très incomplète, fournie par le Nouvel Observateur, (n° 2359 du 21 Janvier 2010), des personnalités qui ont choisi de fuir fiscalement leur pays pour s'installer soit en Suisse, soit dans un autre paradis fiscal.



S'ils l'ont fait en toute légalité: achat dune résidence en Suisse, séjour inférieur à 6 mois sur le sol français, etc, pourquoi certains d'entre eux continuent-ils à s'immiscer dans la vie politique française, participant activement aux campagnes électorales, soutenant tel ou tel candidat, pire encore, officiellement investis par l'État pour représenter la France à l'étranger, comme c'est le cas d'Alain Delon, parrain officiel du pavillon français à l'Exposition Universelle de Shanghai. Pour faire croire qu’ils sont toujours français.



Parmi les plus actifs dans ce domaine, citons :

- Alain Delon, à Genève depuis 1999
- Johnny Hallyday à Gstaad depuis 2006 : son concert du 14 juillet 2009 à coûté 500 000 aux contribuables français.
- Charles Aznavour - Patricia Kaas - Daniel Auteuil - Emmanuelle Béart - Marc Levy - Michel Houellebecq - Alain Prost - Jean Alesi - Richard Virenque - Guy Forget - Richard Gasquet - Henri Leconte - Amélie Mauresmo - Gaël Monfils - Cédric Pioline - Jo-Wilfried Tsonga

Ils payent tous leurs impôts réduits en Suisse. Là-bas, ils ne contribuent pas au CMU et aux allocations sociales pour les immigrés, ils ne risquent même pas de les côtoyer !

dimanche, 9 octobre 2011

Quel vote en France ?

La primaire socialiste pose deux question sur l'évolution du vote en France:

D'une part le vote n'est plus secret, puisque les documents utilisés sont les listes électorales et donc l'on sait qui a voté, qui n'a pas voté et en déduire en partie l'opinion politique d'une majorité des citoyens. Ceci est particulièrement vrai dans les petites villes.

D'autre part l'élection présidentielle en France, sous la Vème République, est "la rencontre entre un peuple et un homme". Or les primaires la transforment en rencontre entre un parti et un peuple. Les primaires ne sont aussi qu' une solution au trop plein de candidatures et à des égos exarcébés. La droite ferait bien d'y réfléchir!



Ces deux évolutions sont-elles souhaitables, ce n'est pas si sûr?

dimanche, 5 juin 2011

Une élection, un rêve?

La prochaine élection présidentielle risque de voir apparaître pléthore de programmes et de candidats ; peut on juste un instant rêver d'un programme consensuel pour ne pas dire « commun » : l'éradication de la pauvreté dans notre pays ?

D'après les derniers chiffres de l'Insee « inégalité de niveau de vie et pauvreté de 1996 à 2008 » l'on constate que : les inégalités se creusent par le haut, que 13% de la population vit sous le seuil de pauvreté c'est a dire avec moins de 949 euros /mois, que les familles monoparentales sont de plus en plus fragilisées de même que les personnes seules, que la précarité augmente...

Ce ne sera pas un coup de baguette magique qui permettra de résoudre ces problèmes mais une véritable politique de l'emploi, d'aides sociales, d'immigration, de solidarité, de ré-industrialisation et de développement du territoire ; une économie au service du social et de l'humain où il est nécessaire de changement et d'action plus que de « réparation ».

Tous les acteurs économiques et politiques devraient converger dans ce combat qui permettra également à la France de rester parmi les grandes puissances européennes mais surtout de mettre fin à un scandale de ce début du XXIème siècle.

Lorsque l'on voit les efforts et les moyens mis en place pour résoudre la crise financière, l'endettement de certains pays de l'UE, l'on se demande pourquoi une telle volonté n'est pas aussi appliquée pour régler dans nos pays dits « développés » ce fléau de la précarité?

L'impatience des opinions et la révolte de la jeunesse dans plusieurs pays devraient interpeller nos dirigeants politiques et économiques.

mardi, 3 août 2010

Affaire Bettencourt-Woerth: qu'en restera t-il?

Indépendamment des suites financières et fiscales propre à certaines malversations éventuelles, cette affaire va-t-elle vraiment apporter transparence et moralisation de la vie publique, modifier les rapports entre médias et pouvoir et redonner confiance aux citoyens dans les différents acteurs politiques et économiques de notre pays ?

L’on peut espérer tout en doutant.

Ce n’est ni la première fois que des rapports ambigus entre le pouvoir et le monde de l’argent sont en cause, que les médias dénoncent de façon justicière des faits qui ensuite s’avèrent loin de la réalité, que le train de vie de l’Etat est mis en cause…et en même temps lorsque l’on voit les progrès faits depuis plusieurs années sur les contrôles effectués par les différents corps de l’Etat et la justice, l’on peut espérer tout en regrettant une certaine lenteur ou même mise à l’oubli.

En cette période de crise économique, l’Etat, le politique, les responsables économiques, les médias se doivent d’être irréprochables car le citoyen lui subit cette crise de plein fouet et n’a contrairement aux autres aucun moyen pour l‘influer.

Sans laisser libre court à une certaine naïveté, il serait temps que les différents acteurs politique, économiques et les médias de toutes horizons, se penchent sur une vraie mise en place d’une gestion rigoureuse et responsable des deniers publics, du financement des partis, d’une vraie moralisation de la vie publique, d’une information « objective » pour éviter que quelques uns ne salissent l’ensemble. Beaucoup de nos voisins européens peuvent nous donner des conseils

Eviter invectives et autres « mots d’oiseaux » serait aussi opportun car loin des préoccupations journalières de la majorité des français.

mardi, 23 mars 2010

Elections régionales: "la France Inquiète"

L'éditorial d'Eric Fottorino dans le monde du 22 mars mérite d'être salué et "médité" car il résume avec beaucoup de lucidité et d'objectivité la situation de la France aujourd'hui.

Les étrangers nous envient notre "art de vivre " à la française, mais au vue de ce qui vient de se passer, l'on peut se demander si ce "concept" est toujours d'actualité? La crise mondiale a ébranlé tous nos reperts, nos convictions, nos certitudes, nos rêves. Mais est-ce une raison pour baisser les bras dans un des pays les plus riches d'Europe? Dans un pays où il y a encore autant d'inégalité, de précarité mais aussi d'espoir, de talents, de réussites?

Le nombrilisme français n'est pas source de dynamisme mais de repli sur soi et au vue de tous les problèmes qui nous entourent, il est plus important de s'exprimer que de se taire. La mondialisation est un fait et il est préférable de l'accompagner plutôt que de la subir.

Chacun devrait faire le ménage devant sa porte: les gouvernants, les politiques, les partis, les dirigeants, les banques, les entreprises, les syndicats, les travailleurs, les médias... La France est un pays encore "riche" avec de forts potentiels mais souvent "bridé" par le caractère gaulois de ses habitants, par les faux débats, la démagogie, les fausses solutions.

Nous réformer est nécessaire, tout le monde en est conscient mais la question est maintenant: à quelle vitesse, avec quelles priorités et pour aboutir à quel projet? En un mot quel sens voulons nous donner à notre action?

La France inquiète, par Eric Fottorino:

"Au lendemain de ce second tour des élections régionales, le paysage politique s'est clairement décanté, et nul, dimanche soir, qu'il appartienne à la majorité ou à l'opposition, n'a tenté de contourner la réalité telle qu'elle s'imposait. Pas de déni côté UMP comme au terme du premier tour : c'est bien une défaite qu'a enregistrée le camp présidentiel. La gauche, elle, la gauche plurielle ou solidaire, pouvait acter sa victoire, sans pour autant donner l'impression de la savourer. Il n'était question que de responsabilité et d'exigence, de devoirs et d'obligations renforcés par ce verdict des urnes. Et pour cause : si la gauche l'a emporté, les Français sont loin de voir la vie en rose ou même en vert.



Quelque chose en effet est cassé dans notre pays, un ressort intime et psychologique qui rend les uns et les autres malheureux. Il y a du Anna Karénine dans cette France de 2010, où, si les familles heureuses n'ont pas d'histoire, les familles malheureuses le sont chacune à sa façon. Le "mal français" est désormais une sorte de malheur français dont le symptôme apparaît par exemple dans cette panne civique qui a pour nom l'abstention.

Ne pas voter, c'est déjà ne pas croire dans la capacité du politique à améliorer le cours de l'existence, sinon à changer la vie. Ce pessimisme de fond n'est pas nouveau. Mais il est aujourd'hui plus pesant, plus douloureux comme à l'issue d'un amour déçu, à proportion de l'optimisme qu'avait pu soulever en 2007 l'élection d'un président se faisant fort à lui seul d'améliorer le sort de tous.

Hélas, ces promesses furent si contrariées que le désenchantement l'emporte au-delà de l'imaginable. Le médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, dans un récent entretien au Monde, avait parlé d'une "société française fatiguée psychiquement". Une France au bord de la crise de nerfs, incapable de se projeter dans un avenir commun, se détournant du collectif et souffrant de se fragmenter sans trouver dans l'Etat ou la politique un secours adapté à ses maux : chômage de longue durée, gonflement des "fin de droits", désespérance de ces quinze millions de personnes tirant le diable par la queue, et pour qui finir le mois se joue à 50 ou 150 euros. Samedi encore dans nos colonnes, Jacques Attali soulignait à la fois le potentiel industriel de notre pays, sa place de leader dans de nombreux secteurs, et sa tendance à l'autoflagellation.

On ne saurait imputer ce comportement au seul échec du sarkozysme au pouvoir, même si la remontée du Front national témoigne de la déception des classes populaires qu'avait su séduire le volontarisme de l'actuel président. Sans doute faut-il chercher plus en profondeur les raisons de cet "aquoibonisme" qui tétanise les Français. En ouverture de son enquête annuelle sur l'état de l'opinion TNS Sofres (publiée au Seuil) Brice Teinturier, sous le titre "Les Français et le bonheur intérieur brut", rappelle que la crainte de déclassement est plus forte ici que partout ailleurs en Europe. Admettant que ce pessimisme extrême reste "très largement inexpliqué et en grande partie mystérieux par sa profondeur", on saisit mieux pourquoi la gauche triomphante est apparue dimanche si peu triomphale."

dimanche, 15 février 2009

Les médiateurs, quels manques?

A l'éducation nationale, dans les départements d'outre mer, à l'enseignement supérieur, à...? Cette nouvelle gouvernance pose un certain nombre de questions de fond.

Que les réformes soient nécessaires et il en reste encore beaucoup à faire (hôpitaux, formation...), la majorité des français en est d'accord; mais cela veut il dire que de but en blanc elles doivent être entreprises, appliquées et que l'on réfléchit et négocie après? Dans de telles situations, fond et forme sont importants.

Même si certains secteurs de la société sont plus difficiles à réformer que d'autres, ne serait il pas préférable de préparer, écouter, interroger, dialoguer, "déminer", négocier aupréalable plutôt que de faire machine arrière sous la pression de la rue et ou de nommer des médiateurs? Soit les ministres sont "incapables" et il faut en changer soit la réforme a été mal préparée et qui est responsable? Des erreurs d'explication et de communication ont été faites et il faut absolument y remédier mais à qui cela revient-il? Les effets d'annonce sont-ils opportuns? Et si la partie adverse est de mauvaise foi et/ou manipulée, il faut alors dénoncer ouvertement cette attitude et la mettre devant ses responsabilité.

Dans cette période de tension économique et financière, de crise grave de l'ensemble des systèmes qui on régit notre vie, le dialogue et la communication sont des éléments primordiaux d'une politique. Ils ont été une des bases du succès des réformes de 2007/2008, de la présidence européenne, mais ces derniers semblent avoir été oubliées depuis quelques temps par le pouvoir. Les députés ont du mal à se faire entendre occupées par des des querelles ou discussions internes et luttes d'influence; l'impression dominante est le "silence radio", ou bien des remises au point publiques qui ne facilitent pas la réflexion et l'apaisement. L'on est davantage dans la gestion de crise et la résistance à la presssion de la rue plutôt que dans l'approfondissement avec les différents acteurs concernés des problèmes qui existent et que chacun reconnait.

Que ce soit en Grèce, en France, dans les pays nordiques l'on assiste à un "réveil" d'une certaine jeunesse (ouvrière, syndicaliste) qui n'ont pas les mêmes schémas de constestation qu'il y a 20 ans ou plus et leur pouvoir d'entrainement est beaucoup plus organisé surtout lorsqu'il est relayé par une montée du chômage et une baisse du pouvoir d'achat.

Beaucoup de grands mouvements sont venus d'un manque de communication, d'explication, d'incompréhension, de considération surout en période de crise ou l'avenir semble bouché; le rôle d'un médiateur n'est pas de répondre à ces manques.

mercredi, 23 juillet 2008

Politique et convictions

Peut on encore avoir des convictions fortes et personnnelles lorsque l'on est un parlementaire? Telle est une des questions après la révision de la constitution.

Sans porter de jugement sur le bienfondé de cette révision l'on peut s'interroger sur la façon dont le vote a été obtenu et certaines conséquences:

- Jack Lang a été logique avec ses convictions et son travail de membre du comité de révision mais a été mis au ban de son parti; quelque soit l'opinion que l'on peut avoir sur la personne disons simplement "chapeau" devant un tel courage politique, à moins que "l'autre voie" ne soit la bonne pour lui dorénavant.

- Que va t-il se passer avec les radicaux de gauche qui ont voté pour? L a suite le dira mais la majorité peut-elle ignorer un tel ralliement?

- Les parlementaires réticents de la majorité ont été convaincus par le Président de la Répuglique, tant mieux! mais alors leur jugement intial sur le texte et sur son contenu était-il érroné ou fondé sur des bases inexactes? 7 Sénateurs et Députés se sont abstenus ou ont voté contre; il sera intéressant de suivre leur avenir aux prochaines élections, au cas ou il serait remis en jeu.




En fait la question de fond dans les gouvernements actuels de nos démocraties est de savoir si un élu du peuple, représentant la nation, élu sur des listes de partie et avec une machine électorale et financière incontournable, peut encore faire entendre ses convictions et avoir des opinions personnelles? La discipline de vote à l'intérieur des parties n'est-elle pas devenue l'inique règle et possibilité avec l'organisation actuelle du pouvoir, de l'implication et du rôle de l'exécutif, de l'élection présidentielle/premier ministre au suffrage universel?

Quel marge de liberté un parlementaire a t-il dans les grands débats qui engagent les fondements du programme d'un Président/Premier Ministre, d'un parti ? Dire qu'un parlementaire est élu sur les bases d'un programme défendu par son parti et auquel il adhère, c'est sans doute exact dans le discours électoral , mais dans la réalité peut on vraiment affirmer que toutes les décisions qu'il "valide" de son gouvernement ou de son parti correspondent à son "intime conviction"? Peut-on encore parler de débat et de liberté de vote lorsque des enjeux aussi important que celui d'avant hier sont en cause?

mercredi, 11 juin 2008

Politique et Médias

Les Paroles du Président sur la presse ont fait grand bruit. Sans s'attarder sur leurs raisons, l'indépendance ou non de l'AFP, ce qui est en cause c'est l'indépendance des Médias mais aussi leur "infaillibilité" et ce côté intouchable.

Les réactions d'une partie de la majorité et de l'opposition prouvent que le sujet est très sensible.

Serait il possible de s’interroger sur cette "indépendance médiatique"?

Un média/un journaliste s'est-il posé un jour la question du pouvoir d'un article, d'un gros titre?

Un média/un journaliste a-t-il un jour reconnu publiquement, en caractère gras ou à une heure de grande écoute, qu'il s'était trompé?

Lorsque qu'une radio privée annonce la mort de Pascal Sevran et que à part un simple démenti, quelques excuses et une mise en garde du CSA, est-ce normale? Le « placard » du Président sortant est-elle la réponse appropriée ? ...et si les informations sur des achats de liens du nom de cet animateur, sur Internet par ce même média, s'avèrent exactes, peut-on encore alors parler de "médias, d'information, d'éthique?

Lorsque l'on voit la façon dont la presse a écrit "à charge" dans le procès d'Outreau

Lorsque l'on voit les retombées du SMS de Nicola/Cécilia. Ce n'est que quelques jours après, que Jean Daniel a reconnu que c’était une erreur de l'avoir publié (c'est tout à son honneur mais le coup était lancé.)

Lorsque l'ancien directeur de Paris Match, a été évincé un an après, suite au numéro avec Richard Attias/Cécilia "sur pression de Nicolas Sarkozy", un seul confrère a-t-il posé la question de savoir si c'était la seule, l'unique et vraie raison?

Lorsque l'on se souvient de la "terreur" que faisaient régner, il y a plusieurs années, certaines journalistes de mode avant les salons et/ou défilés vis à vis d'industriels employant des milliers de personnes, ces mêmes industriels "à genoux" devant elles, l'on peut se demander sur quelles critères.

Lorsque l'on voit les dégâts que peuvent faire une information erronée l'on est étonné des réactions de ces "acteurs". Pour quelles raisons un média, un journaliste, ne serait-il pas critiquable? Est-il infaillible?

L'information est devenu du donnant/donnant: un média/journaliste sans information n'existe pas et n'a rien n'a dire de crédible; un acteur de la vie politique, économique, culturelle etc...sans médias ne peut pas se faire connaître et faire passer ses idées. Mais cette relation de réciprocité a besoin d'être fondée sur les mêmes règles, or c'est rarement le cas! A un grand titre succède une entrefilet en démenti ou quelques mots aux JT.

Les médias sont sans aucun doute un contre pouvoir et ils ont le droit et le devoir de critiquer, d'analyser et d'être protégées. La loi sur la protection des sources va dans le bon sens. Grâce à eux, de nombreux disfonctionnement politiques, économiques, sociaux, juridiques ont été révélés : de l’affaire Dreyfus au sang contaminé les exemples sont innombrables et tout à l’honneur de ces mêmes médias. Ils font donc partie de la vie politique et économique de nos pays démocratiques; mais pour quelles raisons ne seraient-ils pas soumis aux mêmes règles que tous les autres "acteurs", ils ne sont ni au dessus ni en dessous des lois et donc comme tout pouvoir, ils ont aussi le droit et le devoir d'être à leur tour d'être parfois remis en cause.

La question que l'on peut se poser est bien sûr celle de savoir si c'est du rôle du chef de l'Etat d'assumer ces critiques, cela pourrait nuire à la fonction. Mais ce que les Médias n'acceptent pas aujourd'hui, c'est que ce même Pouvoir les manipule et les affronte de face, alors qu'autre fois les rapports étaient feutrés, dans le non dit. "Autre temps autres moeurs".

Certains Médias vont mal, la PQN va mal. La montée en puissance des chaînes thématiques d'information plus indépendante a une raison d'être.

Peut être faudrait-il que les directions, les rédactions s'interrogent sur le fait de savoir s'ils ont ou non une responsabilité dans ce déclin? Pourquoi payer cher une information que nous avons déjà surtout si elle est non objective? A l'heure d'Internet, de la téléphonie mobile nous avons l'information avant même d'avoir eu le temps d'ouvrir la première page de notre quotidien. En période de difficultés économiques, la publicité qui se raréfie et est plus sélective ira forcement vers les meilleurs. Les gratuits sont en pleines expansions.

Si les jeunes comme le prouve toutes les études se détournent de la PQN ou des JT est-ce uniquement par manque de temps?

Dans cette période de rupture et à l'ère des nouvelles technologies, ne serait-il pas temps de réfléchir à la place et au rôle des Médias dans notre pays sans éluder aucune question: statut, financement, rôle du syndicat du livre, distribution...et pour cela remettre le lecteur/auditeur/spectateur au centre du débat: qu'attend-il des Médias, quels Médias veut-il au XXIè siècle?

Espérons que les "Etats Généraux de la Presse" voulus par tous : hommes politiques, journalistes, syndicats, propriétaires de presse, répondront à ces attentes et pour élargir le débat pourquoi ne pas les consacrer à l'ensemble des Médias?

lundi, 26 mai 2008

Président-Premier Ministre: les vraies questions

Depuis quelques temps, les médias nous "informent" des problèmes relationnels entre les deux plus hauts personnages de l'Etat.

Un hebdomadaire a même fait sa une avec la phrase choc "Pourquoi ils se détestent?" et l'article se terminait par le fait suivant qui prouvait absolument cette mésentente: Le Premier Ministre qui souhaitait voir le Président avant un réception, était monté par l'escalier intérieur alors que le Président était descendu par l'ascensseur, donc la rencontre n'avait pas pu avoir lieu, cqfd.... En lisant de telles lignes, l'on se demande si l'on est dans l'information ou dans clochemerle?

Si l'on veut expliquer l'activisme du Président, son omniprésence et sa mise en avant par cette relation devenue différente, c'est sans doute un peu court. Depuis sa course à l'investiture, il a dit et redit qu'il serait présent.

Tout le monde sait, et le principal intéressé le premier, que sous la Vème République, le Premier Ministre a une longévité calculée et que son poste est de loin le plus difficile; d'une part la fonction est érintente, usante et d'autre part à un moment ou a un autre de nouvelles impulsion doivent être données, donc l'équipe doit être renouvellée.

Que ce soit les retraites, les déficits publics, la représentation syndicale, le pouvoir d'achat, la fusion anpe/assedic, l'Europe etc...le plus important est que les deux têtes de l'Etat soient d'accord sur leurs contenus, leurs rythmes et leurs applications et que les promesses faites soient tenues rapidement avec des effets concrets et en profondeur; ce sont les seules vraies questions auxquelles s'intéressent la majorité des français qui ont élu le Président.

Donner de l'importance à des humeurs, des divergences ou des soit-disants sentiments entre deux personnes et deux personnalités totalement différentes, l'une étant de la par la Constitution le "boss" de l'autre, n'apporte pas grand chose au débat. N'oublions pas aussi que le programme présidentiel a été en majorité écrit à 4 mains et que pour le début de sa mise en oeuvre, l'un et l'autre, à leur poste respectifs sont solidaires et cela au moins jusqu'à la fin de la Présidence Européenne. C'est sans doute ce que veut dire également le Secrétaire Général de l'Elysée en parlant de relations "productives".

Tant que ces questions de relations, qui ne sont pas nouvelles ("je t'aime moi non plus" n'a pas beaucoup de place en politique), n'ont pas de répercussions dans la politique de notre pays, le reste n'est que remplissage et blabla. Même si plusieurs membres du gouvernement en jouent, n'oublions jamais qu'en politique la roue tourne et que rien n'est jamais joué d'avance. La valse des sondages ne peut que le confirmer.

A la date d'aujourd'hui il ne semble pas que cette "detestation" ait modifié la ligne directrice fondamentale de la politique de notre pays et le Premier Ministre est suffisamment averti de la "chose publique" pour savoir que dans quelques mois il ne sera plus à Matignon et avec sans doute la satisfaction d'avoir vu ce programme en partie appliqué.

mercredi, 16 avril 2008

Ministère Délégué à la Réflexion et "parfois" au silence (suite...........)

La nomination de Thierry Saussez serait-elle la réponse à cette idée (billet du 21/3/08)....? Lorsque l'on voit la cacophonie sur les OGM, la carte de famille nombreuse, les allocations familliales, cela devenait indispensable pour ne pas dire urgent.

vendredi, 21 mars 2008

Ministère Délégué à la Réflexion et "parfois" au Silence...

Le rythme de la vie politique s'accélère en permanence, internet informe en quelques dizaines de secondes, les réactions, commentaires, sondages se mutiplient et s'enchainent.

En conséquence, l'on assiste de la part des hommes politiques à des réactions immédiates et permanentes à cette "surcommunication" pour essayer de se faire entendre et exister.

Toutefois est-ce toujours la bonne méthode?

En cas de crise, le silence n'est il pas d'or (Société Générale, libération d'otages, vie privée...)

La tortue, animal très à la mode en France et en politique depuis quelques années semble être le modèle d'un certain nombe de personnes qui essaient de prendre le temps, de "donner du temps au temps" , de réfléchir avant d'agir, de se taire avant de communiquer, de peser le pour et le contre avant d'annoncer une mesure.

Ne pourrait on pas réver et ne serait-il pas opportun dans cette accélération de la vie médiatique, d'avoir au gouvernement une "tortue politique" dont le rôle serait uniquement de réfléchir au bon timing des annonces, à leurs conséquences et à leurs effets avant de les lancer dans la nature.

L'information chasse l'information, l'actualité devient obsolète en quelques instants.

Communiquer est tout en art, mais ne pas communiquer est parfois un art encore supérieur.

Dans les entreprises privées , les grandes manoeuvres se préparent toujours dans le secret et la communication est "super contrôlée".

En politique l'on a plutôt l'impression que certaines mesures sont parfois "sur la table" avant même d'avoir été décidées et rumeurs, spéculations, hypothèses sont de plus en plus le quotidien de cette vie politique.

Il semblerait que la réorganisation de la communication au sommet de l'Etat aille dans le sens de la tortue, à défaut d'un Ministre Délégué à la Réflexion et au Silence....

lundi, 25 février 2008

Politique et communication

Gouverner c'est prévoir, agir et communiquer!

Pour l'action il est certain que le Président et le Gouvernement agissent, essaient de réformer: régimes spéciaux, loi Tepa, universités, droits de successions, Europe etc... réformes sur lequelles l'on peut être ou ne pas être d'accord mais qui existent et ont été appelés de leurs voeux par une majorité des français lors des éléctions présidentielles.

Mais réformer n'est pas suffisant s'il n'y a pas d'explication de texte et une vraie communication concertée et maîtrisée!

Or que constate t-on? Une cacophonie dans le nombre de communicants, un trop plein et/ou une certaine agitation. Quelques exemples récents: le rapport Attali, les parachutages au municipales, la shoa, la schizofrénie du FMI, les sectes, la réforme de l'audiovisuel etc...

A l'heure d'internet ou en quelques secondes l'information est mise en ligne, commentée, relayée par une avalanche de sondages (parfois pas toujours concordants), oubliée, le citoyen électeur a besoin de clefs pour comprendre des "nouvelles" dont il est submergé pour ne pas dire gavé, plus que d'effets d'annonce ou de coups médiatiques. Communiquer pour le pouvoir c'est: informer, commenter, expliquer mais aussi et surtout convaincre; c'est tout le contraire de l'agitation.

En voyant la confiance des français s'effondrer, il est clair qu'ils ne sont pas convaincus par l'effet des réformes et par la politique actuelle, dont tout le monde est d'accord pour dire que les effets ne se feront éventuellement sentir que dans un an ou deux, sachant qu'en plus la conjoncture économique actuelle ne favorise pas une croissance soutenue et une augmentation du pouvoir d'achat qui est et reste un des sujets principal de nos concitoyens.

Du coup, cette communication brouillonne entraîne des polémiques stériles, relayées naturellement par les médias, mais qui n'apportent rien au débat et ne font que "d'évacuer" et cacher les questions de fond sur les sujets évoqués. Le manque de communication ou une communication non ciblée ou non préparée a souvent été à l'origine de déboirs importants pour les politiques; que l'on se souvienne d'alstom et de sa valeur ou d'un candidat à la présidence de la républqiue et de l'âge de son adversaire ou encore de la tva social...

Dans cette période surmédiatisée, il serait nécessaire que la communication des gouvernants soit audible, c'est à dire réfléchit, maîtrisée pour avoir une chance d'être convaincante.

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