Dans quel monde vivons nous?

Présent sur cette planète depuis plusieurs centaines de millions d’années, l’être humain est toujours dans une dialectique de confrontation entre ses semblables et d’adaptation à la nature qu’il a tendance à ne pas respecter et à « ignorer ». Il s’est battu et se bat toujours pour vivre et survivre; il y a toujours eu des exploiteurs et des exploités … Aujourd’hui dans ce monde, industriel, scientifique ou la technique veut tout diriger, même les relations humaines, l’on arrive à une certaine impasse pour ne pas dire à de grandes interrogations.

Plusieurs faits très divers nous interpellent :

-En somalie, des « gueux » arrivent à défier les grandes puissances incapables d’éradiquer la piraterie. Ou est-ce un champ d’entrainement pour les grandes puissances ?

- En Afghanistan, ces mêmes grandes puissances se heurtent au choc de civilisation, où le clan et la famille sont plus importants que tout Etat, à la corruption (un des pays les plus affecté au monde) et n’arrivent à définir aucune une stratégie constructive sauf l’envoie de troupes supplémentaires.

- La pauvreté augmente plus qu’elle ne baisse dans le monde et même les pays les plus riches n’arrivent pas à l’éradiquer chez eux. Des pays comme le Centre Afrique, le Soudan, la Somalie, le Kenya … meurent de faim malgré des richesses et les moyens modernes de développement; les guerres internes et la corruption semble prendre le pas sur le bien être des habitants. 90 milliards de $ /an d’aide privé et public au développement mais pour arriver à quoi ? La moitié des populations vivant avec 1$ /jour ou moins vivent dans des pays producteurs de pétrole ; cherchez l’erreur…

- Le climat devient un défi mondial et politiquement correct; l’homme s’aperçoit qu’il est en train de créer sa propre « tombe » ; les puissants vont-ils imposer leur vue aux plus faibles, les pays riches au pays les plus pauvres, une solution pour les générations futures sera-t-elle trouvée et mise en place? Il ne faudrait pas que ce défi devienne une nouvelle machine à spéculer et à « faire de l’argent » comme on commence à le lire et l’entendre…

- L’économie vient de traverser une crise sans précédent prévue par personne et qui a mis à mal tous les modèles économiques connus et actuels. L’homme saura t il en reconstruire un nouveau où l’être humain sera le centre et non pas le plaisir et la consommation immédiate?

- La médecine, la recherche fondamentale, la biologie font des progrès spectaculaires pour conduire où ? Quel Homme seront nous dans 20, 50,100 ans ? La recherche d’un «Etre » supérieur, est et sera toujours d’actualité jusqu’à la fin des temps, et l’homme cherchera toujours à donner un sens à sa vie ; mais est il vraiment libre dans cette recherche lorsque l’on voit les inégalités et injustices grandissantes?



L’on peut aussi se demander si cet homme est capable d’assumer cette globalisation/mondialisation qu’il a mis en place et les questions qui se posent à lui vue tous les problèmes à résoudre et qu’il se crée ?

Des murs tombent, Berlin, mais d’autres s’érigent, Palestine-Israël, Mexique-Usa, Mer de Piran… Les empires se créent et disparaissent : Mésopotamie, Aztèque, Egypte, Grec, Romain, Ottoman….

On nous prédit en 2100 la montée des mers de 1m, même 2, la disparition de certains territoires, la disparition de 2000 langues et/ou dialectes, mais que cela change t il vraiment par rapport à notre Histoire ?

N’a-t-on pas encore compris que la nature reprend toujours le dessus sur l’homme. Qui pourra empêcher les volcans de se réveiller et à la Méditerranée de disparaître dans …1500 ans ?

Que nos sociétés modernes aient surexploité la terre c’est certain, que l’augmentation de la population mondiale n’a pas été « anticipée et prévue » c’est évident; alors pourquoi continuer à construire ou reconstruire dans des zone inondables, pourquoi continuer des agricultures intensives et épuisantes pour les sols, pourquoi continuer une exploitation intensive de certains sous sol, pourquoi ne pas donner la priorité à la cellule familiale dans les pays avec cette tradition… pourquoi les politiques si, danger de mort il y a, ne sont-il pas unanimes, pourquoi ?…

L’on envisage de créer une catégorie d’habitants dite « réfugiés climatiques » (250 millions de personnes en 2050 ?). Pourquoi pas et sans doute nécessaire, mais que peut on espérer d’Etats qui déjà n’arrivent pas à s’entendre pour assurer le bien être de leur propres populations et qui font toujours passer leur intérêt avant celui des individus (élasticité de la démocratie et des droits de l’homme, notion différente suivant les continents).

L’avenir est sans aucun doute de prendre et reprendre les mesures nécessaires pour éviter les catastrophes naturelles, économiques, sociales, sanitaires, humanitaires... mais sans oublier que : - La nature est plus forte que l’homme - La science ne résoudra jamais tout - Les politiques vont et viennent et l’individu est plus important que la société pris dans son ensemble; la solidarité sociale ne devrait pas être systématiquement la remplaçante de la solidarité familiale - Le bonheur individuel est aussi important que le bonheur collectif et le BIB (bonheur individuel brut) devrait inspirer les décisionnaires. - Enfin que la « politique » doit être uniquement au service de la personne humaine et de sa dignité.

N'oublions jamais cette phrase de Pascal: "Car enfin, qu'est-ce qu'un homme dans la nature? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant"

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