Vers où allons nous?

L'Europe et l'euro sont-ils vraiment « sauvés » depuis le sommet de décembre? Une nouvelle crise aura été nécessaire pour trouver de nouvelles solutions. Mais l’on voit bien que les marchés doutent toujours et que les gouvernements naviguent à vue face au nouveau pouvoir des agences de notation.

Depuis quelques années les seuls mots que l'on entend prononcer et que l'on peut lire dans la presse sont : crise, faillite, indignés , fraude, violence , chômage, pauvreté, terrorisme, révolution, rigueur....

Quel avenir pour les générations à venir et présentes ? Si l'on s'en tient à la France et aussi à une partie à l'Europe, 2 types de génération auront été sacrifiées ; les jeunes de moins de 25 ans sans travail et perspectives et les plus de 55 ans sacrifiés sur l'autel de la rentabilité et de l'avenir des jeunes. Un journal récemment parlait de l'incompréhension de ces deux populations, mais est ce vraiment le cas ? Ne s'agit il pas plutôt de deux groupes qui se côtoient et souffrent de la même « inutilité » et qui luttent pour vivre/survivre ?

Le sauvetage de l'Euro et de l'Europe sont indispensables mais où est l'homme/citoyen dans tout cela ? L’on a souvent parlé ici des milliards de milliards de $ injectés dans les circuits financiers et économiques depuis 2008, mais qu’en voit le citoyen? Grèce, Italie, Portugal, Espagne, France et bientôt l’Allemagne: l’on parle plus de rigueur, nécessaire, que de croissance, développement et investissements, indispensables.

Afin de calmer la spéculation financière qui a éclaté au grand jour depuis 2008, toute l'action des politiques est tournée vers une solution économique et financière qui peut se résumer par une réduction des déficits et un sauvetage du système bancaire. Soit ! Mais pourquoi faire ensuite et au profit de qui ? Réduire les déficits est un impératif; mais se développer et investir en sont deux autres.

La Grande Bretagne pour conserver son « indépendance spéculative » a préférée ne pas s'associer à ce « sauvetage » européen. Cela va t elle lui permettre de résoudre les problèmes engendrés par son multiculturalisme, la pauvreté infantile – une des plus grandes d'Europe - ses déficits …autant de matière ou l'homme est en premier lieu concerné mais semble t il peu présent dans les discussions prises sous l‘influence de la city?

La mondialisation sur laquelle il n’est pas question de revenir, a eu pour conséquence, une course effrénée vers la consommation et l’augmentation du niveau de vie d’une partie seulement de la population…Ne serait il pas temps de réorienter cette course vers plus de développement, de justice économique, de développement durable, de solidarité…? Sans rentrer dans un débat écologique partisan, l’on voit bien que le réchauffement climatique, sans doute un des grands défis des prochaines décades, ne permet aucune politique consensuelle, contrairement aux défis de la finance.

Sans faire « l’ange » les politiques devraient se poser des question sur le mouvement des « indignés » qui en quelques mois s’est répandu dans le monde entier. Des anarchistes, des désœuvrés, des idéalistes? peut être, mais est-ce suffisant pour écarter de telles revendications et de telles signes d’exaspération? N’oublions pas qu’à l’ère d’internet, les idées sont plus rapides que les faits!

Internet et révolutions arabes, autre sujet qui passionne le monde. Mais que va t il se passer? Aujourd’hui personne ne le sait. L’on parle d’islam démocratique ou modéré, de liberté mais quelles significations ces mots ont-ils pour un chiite, un salafiste, un sunnite….?

Les sociétés arabes évoluent à leur rythme et en fonction de leur histoire. Il semble peu probable que l’occident fasse accélérer cette mutation en fonction de ses désirs. N’oublions pas combien de siècle il a fallu à « l’Europe » pour accéder à ces valeurs dites démocratiques.

Les résultats des élections nous paraissent « décevants, inquiétants », mais est-ce à nous de juger? L’on peut juste espérer que la jeunesse de ces pays ne se verra pas confisquer des révolutions qu’ils ont déclenché.

Ce qui est sûr c’est que la transition ne sera pas « un long fleuve tranquille » et que l‘occident risque de voir ses repères s‘effondrer. La question que l’on peut se poser est de savoir comment les reconstruire: Sans aucun doute en y remettant l’homme et le citoyen au centre de la vie politique, sociale et économique et rappeler entre autre, les valeurs de liberté et solidarité sur lesquelles l'Europe s'est en partie construite.

Au fait, Joyeux Noël et très bonne année 2012 !

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