La Manif pour tous

Indépendament de la guerre des chiffres (340.000 pour la police, 800.000 pour les organisateurs, davantage pour les RG?), "la manif pour tous" aura été un succès médiatique puisque TV, radio, web et presse en auront fait la majorité de leur information durant cette journée.

A ce sujet que penser de l'objectivité de "Libération" qui affiche toujours sur son site web à 17h30: 14h45. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, estime, sur Canal+, qu'il y a «sans doute moins de manifestants que ne l’espéraient les organisateurs»....en quelques sorte comment manipuler l'information.

Mais revenons aux vraies questions: et maintenant?

Ce sujet divise très fortement la société française.

La majorité des homosexuels ne demandent pas cette loi (les médias seraient bien avisées de donner la source de leur sondage et des sondés, cela permettrait sans doute de se faire une opinion de leur objectivité)

Renforcer le pacs pour les couples homosexuels est une nécessité et un droit; mais peut être aussi publier les chiffres exacts des "divorcés-pacsés" depuis son institution.

L'enfant devient un droit pour tous et non plus un être spécifique avec ses propres droits.

Le pouvoir politique, au service des citoyens, ne peut pas ne pas tenir compte du message de la rue même si le parlement est souverain, mais comment? A ce propos il est étonnant d'entendre le rapporteur de la loi déclarer que les auditons des experts et personnalités n'avaient pas pour but d'être "équitables" et égales.

Enfin il est intéressant de lire l'interview d'Elisabeth Guigou dans le JDD du 11 janvier 2013:

"Ne pas renier la différence des sexes":

Vous affirmiez à l’époque que la différence entre les sexes "est constitutive de l'identité de l'enfant". Le pensez-vous toujours?

Oui, il est essentiel que l’on n’efface pas la différence des sexes. Je pense toujours qu'un enfant a le droit d’avoir un père et une mère. Mais attention, cela ne veut pas dire qu’un enfant ne doit pas être élevé par un couple homosexuel. Il peut être aussi bien élevé dans un couple homosexuel qu'hétérosexuel. La question que je soulève est celle de la filiation. Je pense qu’en aucun cas, on ne doit renier la différence des sexes. C’est une question anthropologique fondamentale et il est indispensable, dans la construction de l’identité de l’enfant, qu’il y ait un repère symbolique sur cette différence. Le projet de loi "mariage pour tous" ne gomme pas la différence des sexes, puisqu'il est clair que l’enfant est engendré par un homme et une femme et qu’il est ensuite adopté par un couple. La double filiation sociale et biologique est donc ici évidente.

A suivre donc, car il est certain que les choses n'en resteront pas la....

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