«Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel»

Cette phrase, prononcée régulièrement par des milliards d'habitants, paraît aujourd'hui iconoclaste pour ne pas dire irréaliste, incongrue.



Lorsque l'on considère la situation mondiale ou particulière en Asie, en Afrique, sur le continent américain, au Moyen Orient, en Europe, sans parler de la France, l'on peut se poser la question de quelle « volonté ».

Sans doute depuis le début de l'existence du monde, la barbarie et les guerres ont toujours existé; à l'époque de l'Ancien Testament, de l'Egypte, au Moyen Age, au XXème siècle...mais les médias modernes n'existaient pas et la Terre n'avait pas 7,3 milliards d'habitants.

Les progrès scientifiques et techniques n'ont jamais été aussi importants mais pour conduire où et à quoi? L'on nous parle maintenant de «transhumanisme», d'intelligence artificielle mais pour quoi faire? Quelle future humanité voulons nous? L'on pourrait penser que ces «progrès» éradiqueraient les famines, la pauvreté, les conflits, permettraient de «surmonter» les catastrophes naturelles, or il n'en est rien….. au contraire!

A l'heure d'internet et de la révolution numérique, quel modèle voulons nous pour vivre sur la terre ?

Depuis toujours quelques hommes ont «façonné» l'histoire de l'humanité: Moise, les Pharaons, le Christ, Bouddha, Mahomet, Alexandre le Grand, Gengis Khan, Napoléon, mais aussi Néron, Staline, Hitler et bien d' autres...Toutefois la vitesse de ce «façonnement» restait encore à « l'échelle » humaine.

Aujourd'hui ce n'est plus le cas; l'homme politique, le penseur, le travailleur, le scientifique vit à un rythme qui le dépasse lui même et qu'il subit plus qu'il ne le contrôle. Les dictatures n'ont pas disparues, ni la corruption, ni la pauvreté. Pour qui roulent les dirigeants politiques actuels? Plus pour eux même que pour un bien global ?

Or à la différence d'autrefois, les êtres humains sont plus nombreux, plus instruits, plus déterminés à vivre comme ils l'entendent et à profiter d'un bonheur qu'ils recherchent sans vraiment savoir lequel?

Lorsque l'on sait, d'après la dernière étude du « Boston Consulting Group » que les foyers millionnaires (au moins un million de dollars de patrimoine) concentrent 47% de ces richesses, une part plus faible en Europe (31% des richesses) et maximale en Amérique du Nord (63%) et que 62 personnes possèdent désormais autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, on peut se poser la question de « l'avenir » des relations humaines.

Les médias nous montrent en permanence des scènes dramatiques: guerres, catastrophes naturelles, migrants, pauvreté, esclavage, attentats ...on s'habitue « presque » à l'horreur qui devient une réalité quotidienne. Il est vrai que l'homme peut s'adapter à toutes les situations...



Mais si l'histoire nous apprend que les civilisations se sont développées par les conflits c'est aussi par des conflits qu'elles ont disparues. Dans sa fuite en avant vers on ne sait où, le précipice est peut être bien plus tôt que prévu pour l’humanité…. ? A moins que l’humain dans un ultime sursaut se résout à profondément changer pour son propre bien.

Espérons que l'homme ne sera pas assez fou pour tenter que « sa volonté soit faite au ciel comme sur la terre » ; aura t-il le sursaut nécessaire, qu'il soit croyant ou non et en gardant l'espérance, pour être responsable de sa vie et de celles des autres et de se conformer à des valeurs universelles que sont l'amour, la paix, le respect, la justice ?

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