Réflexions parisiennes

Moi, Emmanuel Macron, Président de la République, en ce jour de cérémonie, je dois remonter les Champs-Élysées debout dans ma voiture décapotable. Mon aide de camp me prévient qu’il faut que je m’accroche. En effet depuis quelques temps la plus belle avenue du monde est devenu un champ de bataille et les pavés manquent de plus en plus, donc avec des trous et ou des bosses à droite et à gauche. Il essaye de me rassurer en me disant que j’ai la chance d’avoir une voiture avec une bonne suspension mais que pour les sabots des chevaux et les gendarmes qui m’accompagnent à moto c’est encore plus dangereux.

Lui suggérant de passer peut-être par un autre chemin, il me répond que ce serait pire puisque Paris est devenu un chantier, où les artères sont rétrécies, les rues plutôt faites pour les pistes cyclables, autobus, trottinettes et de moins en moins pour les voitures, que les « nids de poules » sont encore plus nombreux que sur les Champs-Élysées et que évidemment vu les embouteillages, je n’arriverai jamais à l’heure. Paris est aussi devenue la capitale de la "coulée verte" avec toutes ces belles palissades de travaux couleurs vertes qui « fleurissent » un peu partout.



M’étonnant d’une telle situation qui crée davantage de pollution, de perte de temps et qui engendre une surconsommation d’essence alors que les français me reprochent son coût excessif, il me répond que c’est le nouveau monde écologique et que j’ai encore beaucoup de chance d’avoir l’autorisation de circuler dans Paris puisque celle-ci deviendra bientôt une sorte de « Disneyland » piétonnier et à roulettes où se déplacer en voiture pour travailler deviendra impossible.

Lorsque je lui demande si le peuple de Paris est d'accord avec cette politique et comment une telle attitude est-elle possible suite au mouvement des « gilets jaunes » qui réclament une démocratie directe, il me répond que le problème n'est pas là puisque il a élu des personnes qui une fois en place n'ont de compte à rendre à personne, sauf une fois tous les 6 ans et que la ville de Paris n'en a que faire car elle se dépeuple, devenue beaucoup trop chère (la plus chère du monde depuis quelques mois...), invivable et que les  sièges sociaux des grandes entreprises désertent. L’avenir de la capitale ce sont les « bobos », riches étrangers ou expatriés, SDF, immigrés, touristes de masse dans des cars qui ont du mal à circuler et toute personne votant dans le bon sens. Le peuple de Paris et de la banlieue n'a qu'a s'entasser dans des transports en commun dont on connaît la performance et le confort.

En tant que contribuable et habitant de Paris quelques questions:

-Comment une seule personne peut elle imposer à des millions de citoyens des transformations aussi radicales? Beau sujet d'un grand débat démocratique. Aucun successeur n'osera et ne pourra revenir sur de telles travaux et donc "Notre Drame de Paris" restera comme la "Baronne Haussmann" mais avec quelles conséquences pour l’avenir de cette capitale? - Avec près de 6 milliards d’endettement, comment ces travaux sont-ils financés et que « contrôle » la Cour des Comptes - La raison écologique n’est qu’un prétexte puisque le but est de supprimer toute voiture aussi bien thermique qu’électrique ; de toute façon Paris sera « engorgée » et y circuler deviendra de plus en plus un casse tête pour les millions d’habitants de l’Ile de France.

A suivre ….

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